
Le 30 décembre, la mobilisation de mettait en branle et plusieures miliers de partisans et sympathisants Lavalas et autres patriotes ont gagné les rues pour faire entendre leur voix en dénonçant les massacres, la situation économique desastreuse, pour exiger le depart des de facto et le retour à l'ordre contitutionnel.
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Le 28 décembre dernier le Parti Populaire National (PPN) adressait ainsi ses vœux au peuple haïtien pour l'année 2005: "Le Parti Populaire National (PPN) rappelle aux masses populaires et à tous les gens de bonne volonté que des élections démocratiques ne sont guère possibles à l'heure actuelle dans le pays. D'ailleurs l'ordre constitutionnel n'y existe pas. Le PPN demande donc au peuple de continuer à dénoncer, à se mobiliser et à s'organiser contre l'occupation. Organisons-nous pour lutter contre la répression de la Minustah. Poursuivons le combat pour chasser hors de chez nous les forces d'occupation. Organisons-nous et luttons en vue d'une autre 1804. Ce n'est qu'à ce moment seulement que nous pourrons parler d'élection"…
Le lendemain 29 décembre, la Coordination des Bases Populaires dirigée par Samba Boukman annonçait une mobilisation pour les 30 et 31 décembre 2004 et premier janvier 2005, pour réclamer le respect du vote populaire et la cessation des massacres dans les quartiers populaires. " Je salue le courage et je me courbe bien bas pour féliciter le peuple haïtien pour son intelligence et sa détermination à se battre contre les colons, les kidnappeurs, les de facto… Le premier janvier on sonnera le lambi du rassemblement, on se mobilisera de la même façon que nos ancêtres l'ont fait le premier janvier 1804", disait Samba Boukman dans son message. Et en effet, le 30 décembre, la mobilisation se mettait en branle et plusieurs milliers de partisans et sympathisants Lavalas et autres patriotes ont gagné les rues pour faire entendre leur voix en dénonçant les massacres, la situation économique désastreuse, pour exiger le départ des de facto et le retour à l'ordre constitutionnel. Ils ont parcouru différentes rues de la capitale, mais n'ont pu se rendre protester devant le Palais national car les forces d'occupation de la Minustah, avec leurs chars et autres armes de guerre et la Police nationale (PNH) faisaient le barrage. Les manifestants ont donc poursuivi la manifestation dans les rues du quartier Belair et ses environs. Le 31 décembre, à nouveau, ils étaient aussi des milliers rassemblés tout autour de l'église du Perpétuel-Secours, au Belair, d'où allait partir la marche. Bien que la Coordination des Bases Populaires ait pris la précaution de déclarer d'avance l'itinéraire à la police, les forces d'occupation et la PNH ont néanmoins empêché l'accès des abords du Palais national aux manifestants. Ceux-ci pendant tout leur parcours scandaient à tue-tête des slogans contre l'occupation, les arrestations arbitraires, contre les massacres perpétrés le mois dernier à Cité Soleil et au Belair par les soldats de la Minustah et la PNH. Rappelons pour l'histoire le désordre et la déstabilisation organisés par l'ancienne opposition durant les fêtes de fin d'année en 2003 pour saboter, aux ordres de leurs tuteurs nord-américains et français, la commémoration du Bicentenaire de l'Indépendance d'Haïti du premier janvier 2004. A cet égard, un manifestant a rappelé: "Aujoud'hui 31 décembre, on se rappelle le 31 décembre 2003 ce que ces gens (184, Convergence, anciens militaires, etc.) nous faisaient. Ils nous tuaient et nous jetaient dans les égouts… " (référence à l'assassinat du jeune militant Lavalas, Petit, battu à mort le 7 janvier 2004 par des manifestants du Groupe 184 d'André Apaid et Charles Henri Baker, qui ont jeté la victime dans un ravin près de l'école des sœurs de Sainte-Rose de Lima, à l'Avenue John Brown). Le porte-parole de la Coordination a ainsi déclaré: "Nous réclamons également l'arrestation des auteurs et commanditaires des attaques lancées lors des mouvements GNB contre les commissariats de police et des bureaux publics de différentes régions du pays, dont les Gonaïves, le Cap-Haïtien, Hinche et Pernal" (cité par Radio Solidarité). On peut aisément comprendre, au regard de ces faits la violence de la classe dominante exercée à travers ses gangs et ses "chimères" contre les masses populaires quand elle ne détient pas le pouvoir politique. Violence que ce secteur impute aujourd'hui encore aux militants et sympathisants Lavalas ainsi qu'aux démocrates conséquents, pour mieux exterminer les couches défavorisées avant les élections/sélections organisées par les occupants à travers leurs agences telles que l'IFES, l'IRI, la NED, etc. Après la mobilisation du 30 décembre, celle du lendemain 31 avait pris encore plus d'ampleur, et les forces d'occupation et la PNH allaient montrer le vrai visage de la dictature établie dans le pays, car elles se rendaient compte que loin de faiblir, le mouvement allait continuer à s'amplifier. Ainsi, très tôt dans la matinée du samedi 1er janvier 2005, pour empêcher la manifestation des militants Lavalas, des soldats de la Minustah et de la PNH (CIMO) ont mené des opérations de répression sanglantes dans les rues du Peuple, Borgella et Geffrard dans les quartiers populaires, tirant dans diverses directions, bastonnant et arrêtant des innocents, tels que le cameraman Franco Hady Séraphin interpellé à la rue du Peuple, au sujet duquel un témoin a rapporté: "C'est une personne qui ne participe dans rien de suspect. On peut mener des enquêtes si on veut. Il fait de la musique, il ne fait pas de la politique, il joue pour tout le monde… On l'a maltraité." Un autre riverain raconte comment les agents ont arrêté un ferronnier du nom de Henry: "Il était devant chez lui quand des hommes en noir l'ont pris. Ils lui ont intimé l'ordre de lever son maillot. Il n'avait pas d'arme. Malgré tout, les policiers lui ont dit qu'il est un partisan d'Aristide et qu'il est en état d'arrestation." Un autre témoin ajoute: "Ils (agents de la PNH) sont descendus près de La Croix (au Belair) où ils tiraient sur le peuple. Quand ils ont vu qu'il était difficile de faire un massacre parce que les rues étaient vidées, ils ont mis le feu dans une petite place près de la statue de Madame Colo, au Belair, où les gens prennent leur aise." Ils est clair que les forces d'occupation et des agents de la PNH voulaient empêcher la tenue de la manifestation du 1er janvier, faisant partie du programme de mobilisation de la Coordination Lavalas pour les 30 et 31 décembre 2004 et le 1er janvier 2005 annoncé à la police. En marge de cette brutale répression menée par les occupants et la PNH, le président de facto Boniface Alexandre donnait dans la démagogie en déclarant le 1er janvier aux Gonaïves: "Pour promouvoir le dialogue et donner une chance à Haïti, solennellement je tends la main à l'ancien président (Aristide) pour qu'il appelle ses partisans à être du côté des intérêts d'Haïti et à travailler pour la paix. En 2005, monsieur Jean-Bertrand Aristide, nous devons cesser d'hypothéquer l'avenir et devant tous nous mettre du bon côté…pour le bonheur de notre peuple." Effronté comme cette marionnette, on ne peut mieux trouver. Son cynisme dépasse la mesure. Tandisque le peuple des quartiers populaires se fait massacrer, arrêter et passer à tabac par les forces d'occupation et des agents de la PNH, parlant de l'intérêt d'Haïti, si Alexandre le défendait il ne serait pas aujourd'hui placé là à faire le mariole au service des Etats-Unis. Il n'y avait d'ailleurs pas plus de 200 personnes à écouter les discours creux de Boniface Alexandre et de Leslie Manigat soi-disant président d'une commission de célébration du bicentenaire de l'Indépendance alors que tous ces gens, viennent de brader la nation aux anciens colons.
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