5 Janvier, 2005

January 5, 2005

5 Janvye, 2005
Vol. 22 No. 43

Le 30 décembre, la mobilisation de mettait en branle et plusieures miliers de partisans et sympathisants Lavalas et autres patriotes ont gagné les rues pour faire entendre leur voix en dénonçant les massacres, la situation économique desastreuse, pour exiger le depart des de facto et le retour à l'ordre contitutionnel.
Le 28 décembre dernier le Parti Populaire National (PPN) adressait ainsi ses vœux au peuple haïtien pour l'année 2005: "Le Parti Populaire National (PPN) rappelle aux masses populaires et à tous les gens de bonne volonté que des élections démocratiques ne sont guère possibles à l'heure actuelle dans le pays. D'ailleurs l'ordre constitutionnel n'y existe pas. Le PPN demande donc au peuple de continuer à dénoncer, à se mobiliser et à s'organiser contre l'occupation. Organisons-nous pour lutter contre la répression de la Minustah. Poursuivons le combat pour chasser hors de chez nous les forces d'occupation. Organisons-nous et luttons en vue d'une autre 1804. Ce n'est qu'à ce moment seulement que nous pourrons parler d'élection"…

Le lendemain 29 décembre, la Coordination des Bases Populaires dirigée par Samba Boukman annonçait une mobilisation pour les 30 et 31 décembre 2004 et premier janvier 2005, pour réclamer le respect du vote populaire et la cessation des massacres dans les quartiers populaires. " Je salue le courage et je me courbe bien bas pour féliciter le peuple haïtien pour son intelligence et sa détermination à se battre contre les colons, les kidnappeurs, les de facto… Le premier janvier on sonnera le lambi du rassemblement, on se mobilisera de la même façon que nos ancêtres l'ont fait le premier janvier 1804", disait Samba Boukman dans son message.




Patrick Féquière: "Les gens qui ont été révoqués, il n'y a pas de raison valable pour leur révocation. Alors qu'il y a des gens qui sont dans le Conseil électoral qui font partie de l'ancienne administration et qui sont toujours là…"
>Le Conseil électoral provisoire (CEP) installé par le gouvernement de facto au lendemain du coup d'État a beaucoup fait parler de lui depuis. Non pas pour ses réalisations mais surtout pour les scandales qui l'ont animé à répétition au cours de l'année 2004. Bien entendu des querelles d'argent qui, comme nous l'avions déjà commenté, recouvrent surtout des antagonismes entre les différents secteurs qui le composent.

On croyait qu'à l'occasion de la fin d'année ils essaieraient tant bien que mal d'éviter de faire parler d'eux, mais malheureusement ayant bénéficié jusqu'à présent de l'impunité la plus totale, ils n'auraient pas prévu que leurs règlements de comptes internes pouvaient avoir des conséquences.

La mise à pied d'une soixantaine d'employés juste à la veille des fêtes de fin d'année par le directeur général du CEP, Luc Augustin, ne pouvait que rebondir. En effet, le 23 décembre les employés congédiés, qui étaient affectés pour la plupart à la direction des opérations électorales, ont tenu une conférence de presse le 23 décembre à l'hôtel Le Plaza pour dénoncer leur révocation comme un acte arbitraire. "Nous tenons à signaler que cette mesure prise par cinq membres du CEP ne vise qu'à prendre en otage l'institution dans le cadre des prochaines élections" a dit le porte-parole des employés.