>Le Conseil électoral provisoire (CEP) installé par le gouvernement de facto au lendemain du coup d'État a beaucoup fait parler de lui depuis. Non pas pour ses réalisations mais surtout pour les scandales qui l'ont animé à répétition au cours de l'année 2004. Bien entendu des querelles d'argent qui, comme nous l'avions déjà commenté, recouvrent surtout des antagonismes entre les différents secteurs qui le composent. On croyait qu'à l'occasion de la fin d'année ils essaieraient tant bien que mal d'éviter de faire parler d'eux, mais malheureusement ayant bénéficié jusqu'à présent de l'impunité la plus totale, ils n'auraient pas prévu que leurs règlements de comptes internes pouvaient avoir des conséquences.
La mise à pied d'une soixantaine d'employés juste à la veille des fêtes de fin d'année par le directeur général du CEP, Luc Augustin, ne pouvait que rebondir. En effet, le 23 décembre les employés congédiés, qui étaient affectés pour la plupart à la direction des opérations électorales, ont tenu une conférence de presse le 23 décembre à l'hôtel Le Plaza pour dénoncer leur révocation comme un acte arbitraire. "Nous tenons à signaler que cette mesure prise par cinq membres du CEP ne vise qu'à prendre en otage l'institution dans le cadre des prochaines élections" a dit le porte-parole des employés.