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Les Nations unies et le Canada dans la foulée de l’Aigle!
24 Novembre 2004 (Haïti Progrès/Port-au-Prince) Dans un article publié dans le Miami Herald du lundi 22 novembre 2004, le journaliste Don Bohning a mis en avant l’idée d’un «protectorat international» pour «aider» Haïti à sortir de l’impasse. «Etant donné qu’Haïti descend chaque jour de plus en plus dans l’anarchie, il est temps de considérer une forme de protectorat international pour prendre temporairement le contrôle de ce pays belligérant de la Caraïbe», a-t-il estimé. Dans son papier, Bohning, qui qualifie Haïti d’Etat prédateur, a dressé un tableau accablant du pays du point de vue sécuritaire. «La société haïtienne est polarisée depuis deux cents ans. La violence politique fait partie de la vie quotidienne, interrompant les activités commerciales et sociales. Un plan de sécurité nationale et individuelle est inexistant. La force de police totalisant moins de 3000 agents pour un pays dont la population est de plus de huit millions est en manque d’effectifs et inefficace. Des groupes armés pro et anti-Aristide se battent presque chaque jour dans la capitale, pendant qu’une pseudo-guérilla formée d’anciens soldats contrôlent la majeure partie du pays», écrit-il, tout en se prononçant sur «le momentum (qui) est bon en ce qui a trait à la cessation temporaire de la souveraineté d’Haïti». Il est permis de s’interroger sur l’opportunité de ces allégations quand on sait que depuis le renversement le 29 février dernier du président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide, Haïti connaît une occupation militaire étrangère sous le parapluie des Nations unies et est dirigée par un Premier ministre de facto, Gérard Latortue, nommé par les Etats-Unis, acquis à leur cause. |
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MANIF CONTRE LA RÉPRESSION
Les «recommandations» d’Annan suffiront-elles?
(Haïti Progrès/Port-au-Prince) |
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