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Quel dialogue avec les oppresseurs?
Le gouvernement sud-africain a rejeté «avec mépris», comme le disait textuellement le communiqué du 18 octobre dernier de son vice-ministre des Affaires étrangères Aziz Pahad, les virulentes attaques du chef du gouvernement de facto haïtien Gérard Latortue qui, dans une de ses crises, déclarait que «M. Mbeki ne respecte pas le droit international. Aucun président respectable n’accepterait que quelqu’un sur son territoire organise la violence dans un autre pays», avait dit Latortue. La note sud-africaine indiquait en outre que «l’Afrique du Sud et le président Mbeki ne peuvent être utilisés comme boucs-émissaires pour l’échec des autorités intérimaires haïtiennes à apporter la paix et la stabilité». Ce qui tombait très justement, car comment imaginer que le président Aristide en arriverait à déstabiliser un homme aussi bien parrainé par la communauté internationale que Gérard Latortue. En fin de compte, ce dernier par cette sortie ne fait que reconnaître son incapacité et sa détresse.
Au fait, Latortue et son gang n’en sont pas à leur premier stratagème quand ils se sentent dépassés par les événements, et que leurs tuteurs ne peuvent leur souffler quoi faire. On se souvient en effet que le Premier ministre de facto Gérard Latortue, quelques heures après son installation au pouvoir par les Etats-Unis, allant au-delà de ses prérogatives constitutionnelles, était parti à l’assaut pour réprimander le Premier ministre de la Jamaïque et président en exercice de la Caricom alors, Percival Patterson, d’avoir accueilli dans son pays pour quelques semaines le président Aristide, après son kidnapping du 29 février.

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