
Il ne fait pas de doute que les anciens militaires bénéficient de hautes complicités pour se permettre de tels agissements sans provoquer de réaction de la part des tuteurs du gouvernement de facto.
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Les ex-militaires s’enhardissent de plus en plus comme nous le rapportions dans notre édition du 18 août dernier («Les ex-militaires sur pied de guerre», Haïti-Progrès, Vol. 22 No 23, 18-24 août 2004). Et ce n’était alors qu’un début. En effet, dans l’après-midi du 27 août, un groupe de plus d’une centaine d’entre eux, conduits par l’ex-capitaine Ravix Rémicinthe, a pris le contrôle du commissariat de police de Petit-Goâve. Les occupants du poste, une dizaine de policiers, ont pris la poudre d’escampette. La Minustah (Mission des Nations unies pour la stabilisation d’Haïti), sensée se trouver dans le pays pour «rétablir l’ordre et la sécurité», a attendu environ quarante-huit heures pour dépêcher ses soldats sur les lieux, mais ces derniers, installés dans des blindés et appuyés par un hélicoptère ont rebroussé chemin, prétendant que c’était en raison de l’appui de la population aux anciens militaires. Pourquoi n’agiraient-ils pas de cette manière face aux sympathisants de Fanmi Lavalas?, c’est à se le demander.
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