18 Août, 2004

August 18 2004

18 Out, 2004
Vol. 22 No. 23

«Ce que nous faisons aujourd’hui est une marche pacifique et non violente pour dire que nous n’entendons pas reculer conformément à la Constitution qui reconnaît notre existence en tant que membres de la force publique...»
Un mois avant la fin du délai imparti par le Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) aux groupes armés, principalement les militaires démobilisés, pour déposer leurs armes, plus de 150 anciens membres des Forces armées d’Haïti (Fadh) dissoutes en 1995 ont défilé le dimanche 15 août dans plusieurs rues de la capitale pour signifier, ont-ils dit, que «l’armée ne dort pas».




Partis du Bel Air, des milliers de manifestants ont ensuite parcouru Delmas 2, Sans-Fil, la rue Saint-Martin, le boulevard Harry Truman, bifurqué à la rue de la Cité de l’exposition où se trouve l’ambassade nord-américaine
Le 14 août dernier la Cellule de réflexion des organisations populaires base de Fanmi Lavalas a réédité une manifestation pacifique réunissant plusieurs milliers de personnes dans les rues de la capitale pour continuer à réclamer le retour à l’ordre constitutionnel et protester contre les arrestations arbitraires, les exécutions sommaires, les révocations des fonctionnaires publics présumés proches de Fanmi Lavalas, l’occupation du pays par des militaires étrangers etc. Manifestation aussi au Cap-Haïtien, seconde ville du pays, réunissant plusieurs milliers pour dénoncer la vie chère et les exactions des ex-militaires dans la ville.