11 Août, 2004

August 11 2004

11 Out, 2004
Vol. 22 No. 22

Les agents de la Police nationale (PNH) menacent d’observer un arrêt de travail à partir du 16 août au cas où leurs revendications ne sont pas prises en compte par la hiérarchie. Les policiers disent déplorer notamment le fait que les autorités refusent d’honorer les promesses qui leur avaient été faites par le directeur général de l’institution lui-même, Léon Charles, d’augmenter leurs salaires de cent pour cent. «Le directeur de la police s’était rendu lui-même à tous les commissariats de police pour promettre aux policiers qu’il y aurait d’ici le mois de juin une augmentation de salaire de 100%», précisait un agent du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO).


Léon Charles a formellement déconseillé aux policiers de s’engager dans la voie de la grève car, selon lui, cette pratique n’est pas prévue par les règlements internes de l’institution.


De gauche à droite le Premier ministre de facto Gérard Latortue et le commandant brésilien Heleno. En définitive... sur l’insécurité en général le peuple haïtien comprend assez bien qu’il ne peut pas compter sur les autorités de facto et encore moins sur la Minustah (Mission des Nations unies pour la stabilisation d’Haïti).
Depuis le renversement des autorités constitutionnelles le 29 février dernier, à qui l’opposition imputait tous les actes d’insécurité, celle-ci n’a fait que proliférer géométriquement partout dans le pays avec l’arrivée du gouvernement de facto imposé par Washington.. Chaque jour apporte son lot de victimes et les promesses du régime putschiste à l’effet que des dispositions ont été prises pour remédier à cette situation n’y ont rien changé. Cette question sert plutôt à alimenter les discours démagogiques des dirigeants de facto, dont un volet concerne justment le programme de «désarmement». En réalité, leur prétendue lutte contre l’insécurité correspond surtout à la chasse qu’ils font aux cadres, militants et sympathisants Lavalas qui sont jetés en prison et les moins connus abattus purement et simplement, tandis que parallèlement on laisse la main libre aux militaires démobilisés pour agir en toute impunité.