4 Août, 2004

August 4, 2004

4 Out, 2004
Vol. 22 No. 21

La présidente du Conseil Roselaure Julien: L’organisme chargé d’organiser des élections en principe démocratiques n’arrive même pas à respecter un simple vote à neuf voix en son sein!
Deux mois seulement après son installation, le Conseil électoral provisoire (CEP) chargé de procéder à la préparation et la réalisation des élections en 2005 par le gouvernement de facto et la «communauté internationale» connaît des bouleversements pratiquement insurmontables. En effet, l’organisme est désormais divisé en deux groupes de conseillers qui se livrent une lutte pour le contrôle de certains postes clés pour la suite.

Au fait, tout aurait commencé avec l’élection du représentant du secteur privé, François Benoit, au poste de trésorier. Alors que ce choix était appuyé par le secrétaire général, Rosemond Pradel, et les conseillers Freud Jean et Pauris Jean-Baptiste, un autre groupe composé de la présidente du Conseil Roselaure Julien, du vice-président Max Mathurin et du conseiller Patrick Fequière se positionnait en faveur du représentant de la Cour de cassation, Louis Gerson Richemé, lui aussi candidat au poste de trésorier. A ce moment, il fallait départager les deux groupes pour l’élection du trésorier. L’arrivée du neuvième membre, Josépha Raymond Gauthier, s’avérait donc précieuse pour l’exercice de la «démocratie» au sein du CEP.


28 juillet 2004: Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées au Bélair pour entreprendre un parcours à travers les rues de Port-au-Prince.
La répression déclenchée par les forces d’occupation et les autorités de facto contre les cadres, militants et sympathisants du parti Fanmi Lavalas depuis le coup d’Etat du 29 février dernier n’est pas parvenue à freiner les masses populaires et leurs représentants dans leurs revendications.