
Tout au long du sit-in, les manifestants scandaient des propos hostiles à l’encontre des dirigeants de facto et exigeaient la satisfaction de toutes leurs revendications, telles que le déblocage du paiement des arrièrés des professeurs, la nomination des normaliens qualifiés dans l’enseignement.
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Le 22 juillet, l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH), a dénoncé les irrégularités enregistrées lors des examens officiels du bac I tenus du 19 au 21 juillet à travers pays. Au cours d’un sit-in tenu devant les locaux du bureau national des examens, à la ruelle Audain à Port-au-Prince, les professeurs ont dénoncé le ministre de facto de l’Education Pierre Buteau pour son incapacité à gérer le système éducatif.Appuyé par des étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) notamment ceux de l’Ecole normale supérieure, l’UNNOH a fait état d’au moins 30% des candidats du baccalauréat première partie qui n’ont pas pu subir ces examens en raison du fait que plusieurs d’entre eux n’étaient pas en mesure de retirer leurs fiches d’examens, faute d’argent ou autre. «Il s’agit d’une injustice grave de la part du ministère de l’Education nationale de décider de ne pas remettre aux élèves de certaines écoles leurs fiches d’examens», s’est indigné Josué Mérilien, dirigeant de ce syndicat d’enseignants. Beaucoup de candidats à ces épreuves ont par ailleurs fortement déploré la mauvaise planification de la distribution des fiches par le ministère. «Le titulaire du ministère de l’Education nationale ne fait qu’embaucher des proches, des amis peu qualifiés…» a fait observer Mérilien qui a demandé aux élèves et aux professeurs de se mobiliser contre la mauvaise politique du ministre pour le forcer à remettre sa démission. Tout au long du sit-in, les manifestants scandaient des propos hostiles à l’encontre des dirigeants de facto et exigeaient la satisfaction de toutes leurs revendications, telles que le déblocage du paiement des arrièrés des professeurs, la nomination des normaliens qualifiés dans l’enseignement. Le lundi 19 juillet, des finissants de l’UEH, parmi eux ceux de l’Ecole normale supérieure (ENS) avaient déjà manifesté devant leurs établissements pour dénoncer le refus du ministre Buteau de signer un accord prévoyant leur intégration comme enseignants. Selon eux, ils ont passé des heures à discuter avec Buteau à plusieurs reprises sans obtenir de garantie sur l’accord. Ils ont annoncé la poursuite du mouvement. Par ailleurs, d’autres étudiants de l’UEH ont exigé le retrait du représentant de l’Université d’Etat d’Haïti du Conseil des sages. En fustigeant le comportement des autorités putschistes qui veut tout privatiser, y compris l’éducation, ils ont estimé que l’université en tant qu’entité neutre et autonome ne peut pas continuer à cautionner les actes d’un gouvernement d’occupation. Toutefois, de telles réactions résultent de la déception éprouvée après avoir été manipulés par l’alliance macouto-bourgeoise comme troupes de choc pour déstabiliser le pouvoir constitutionnel, ils s’aperçoivent un peu tard qu’ils ont travaillé contre eux-mêmes. Raison de plus pour reprendre conscience aussi bien que la tradition étudiante pour se mettre aux côtés des masses démunies pour des revendications nationales et non point seulement pour des intérêts corporatifs.
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