21 Juillet, 2004

July 21, 2004

21 Jiyé, 2004
Vol. 22 No. 19

Colin Powell au micro, dictant les ordres des Etats-Unis à ladite conférence internationale des bailleurs de fonds pour Haïti.
Finalement la conférence des bailleurs de fonds se sera tenue, comme annoncé, les 19 et 20 juillet au siège de la Banque mondiale à Washington, avec bien entendu la présence des représentants des bailleurs de fonds en question: l’Usaid, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque interaméricaine de développement (BID), l’Union européenne (UE), l’ONU et d’autres joueurs mineurs. C’est donc toute une troupe qu’avait amenée avec lui le Premier ministre de facto Gérard Latortue pour ces journées tant attendues pour pavoiser et exhiber son triomphe. La délégation haïtienne comprenait en effet au moins 80 personnes: des ministres, des personnalités de la «société civile», des hommes d’affaires tels que Réginald Boulos, des politiciens comme Micha Gaillard, tous sous le prétexte de participer à l’aboutissement de cette grande quête de ce milliard pour la «reconstruction» d’Haïti. Autant de mains, le double alors, pour applaudir les interventions des représentants du gouvernement de facto devant cet auditoire de «bienfaiteurs».



Yvon Neptune (à gauche) et le ministre de facto de la Justice Bernard Gousse. Neptune Premier ministre du gouvernement constitutionnel renversé par le coup d’État du 29 février, incarcéré depuis le 27 juin dernier, a finalement comparu devant le juge d’instruction Brédy Fabien au tribunal de première instance de Port-au-Prince, le vendredi 16 juillet.
Yvon Neptune, Premier ministre du gouvernement constitutionnel renversé par le coup d’État du 29 février, incarcéré depuis le 27 juin dernier, a finalement comparu devant le juge d’instruction Brédy Fabien au tribunal de première instance de Port-au-Prince, le vendredi 16 juillet. Le prétexte utilisé pour son arrestation était d’abord pour son implication présumée dans le prétendu massacre qui aurait été perpétré à La Scierie à Saint-Marc au début du mois de février, peu de jours avant l’enlèvement et le départ forcé en exil du président Aristide.