30 Juin, 2004

June 30, 2004

30 Jen, 2004
Vol. 22 No. 16

Le Parti Fanmi Lavalas par la voix de son porte-parole, Gilbert Angervil, a inscrit l’arrestation du Premier ministre Yvon Neptune, également haut cadre du Parti, dans la vague des persécutions politiques perpétrées contre les partisans et membres du Parti depuis le départ du pouvoir du président Aristide
L’ancien Premier ministre constitutionnel du gouvernement Lavalas, Yvon Neptune, est emprisonné depuis le dimanche 27 juin au Pénitencier national. L’ex-président de l’Assemblée nationale durant la 47ème Législature a décidé de son propre gré de se rendre aux autorités policières après avoir appris, par le biais d’une station de radio de la capitale ( !), qu’un mandat d’arrêt avait été décerné contre lui dans le cadre du prétendu massacre de la Scierie à Saint-Marc au début du mois de février 2004, quelques semaines seulement avant que le kidnapping du président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide et son exil forcé par le tandem Etats-Unis/France. Incidemment notons que nous disons bien le «prétendu» massacre, puisqu’on n’a jamais retrouvé les cadavres et que pour toute explication à cette absence de preuves à l’appui de ses accusations, le responsable de la Coalition pour les droits des Haïtiens (NHCR) Pierre Espérance ne trouvait autre chose à dire que de prétendre que «les chiens avaient mangé les corps des victimes». Même les crânes?, lui avions-nous demandé dans ces pages.



Il se peut bien que l’origine de ce dernier incendie de la rue des Fronts-Forts soit d’origine criminelle, mais la question qui se pose surtout:
Trois sinistres d’importance en l’espace d’une semaine: d’abord dans la nuit du 15 juin le marché public des Gonaïves passait au feu; trois jours plus tard, cette fois dans le centre-ville de la capitale, ce sont plusieurs entrepôts du marché Gerffrard qui brûlaient; et dans la soirée du 22 juin, encore dans la capitale, c’était une véritable catastrophe, car le feu consumait plus d’une trentaine de magasins et d’entrepôts, causant la ruine de nombre de petits marchands de même que celle de certains commerçants.Avec le fort vent qui soufflait, l’incendie s’est propagé des deux côtés de la rue des Fronts-Forts, et le brasier a duré jusqu’au lendemain.