16 Juin, 2004

June 16, 2004

16 Jen, 2004
Vol. 22 No. 14

Le président Aristide, a appelé les Etats-Unis, la France et les Nations unies à engager la voie du dialogue...D’ailleurs un tel dialogue est-il encore possible entre la victime et le bourreau qui n’en est pas à son premier coup?

Au terme de la 34ème Assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA) tenue à Quito en Equateur du 6 au 8 juin dernier, les ministres des Affaires étrangères des Etats membres ont adopté une résolution par laquelle, succombant aux pressions de Washington, ils reconnaissent d’une certaine manière les autorités de facto placées au pouvoir en Haïti quelques jours après l’enlèvement et l’exil forcé du président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide, qui bénéficie encore du soutien des dirigeants de la Communauté caribéenne (CARICOM). «Dans sa résolution (AG/Res. 2059), la 34ème Assemblée Générale de l’Organisation des Etats américains (OEA) demande au gouvernement de transition de mettre en place les conditions nécessaires pour la tenue d’élections libres, justes et démocratiques aussitôt que possible, en conformité avec la Charte démocratique interaméricaine» indique une note de presse de la Mission spéciale de l’OEA pour le renforcement de la démocratie en Haïti.


A Petit-Goâve, des citoyens de la zone ont expliqué la force de ce banditisme par l’action des détenus criminels libérés après le 29 février par les anciens rebelles de l’ex-commissaire Guy Philippe (à gauche) et du sanguinaire Louis Jodel Chamblain
Les autorités policières ont annoncé le mercredi 9 juin dernier la poursuite de leur campagne contre le banditisme dans le pays. Elles ont fait état de l’arrestation d’une trentaine de bandits dans plusieurs quartiers de la région métropolitaine entre le 4 et le 6 juin.

Pourtant, cette proclamation est loin d’avoir fait ralentir l’insécurité qui s’est même intensifiée en quelque sorte à la grandeur du pays. Vols, viols, assassinats, kidnappings sont devenus le lot quotidien des habitants des zones rurales et semi-rurales qui ne font plus seulement face au banditisme courant mais à la terreur des bandes des ex-militaires qui avaient été utilisés pour faire pression et renverser le gouvernement constitutionnel.