
La situation est effectivement intenable à l’Hôpital, comme le décrivait par exemple sur les ondes de Signal FM un médecin: «Nous fonctionnons dans le black-out dans les salles d’urgence. Nous sommes des chirurgiens, donc nous pratiquons des opérations, mais il est impossible d’effectuer quoi que ce soit dans le bloc opératoire sans énergie électrique, car il en faut pour entre autres entretenir le matériel nécessitant notamment une stérilisation...
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C’est l’obscurité partout, depuis la prise du pouvoir par ce gouvernement de facto, et de façon concrète aussi. En effet, les entreprises privées et publiques, les maisons privées sont privées de courant électrique, et même le plus grand centre hospitalier du pays, l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH). Et ce, depuis plusieurs semaines. Son groupe électrogène es aussit tombé en panne depuis quelques temps. Les parents des patients apportent des bougies et les membres du personnel ont recours aux lampes de poche. Cette situation ne paraît pas émouvoir les autorités, particulièrement les responsables du ministère de la Santé publique. Ainsi à la cérémonie organisée le 13 mai dans le cadre de la Journée internationale des infirmières à la chapelle Immaculée Conception attenante à l’hôpital, cette question n’a point été même effleurée par les discoureurs, dont la ministre Josette Bijoux. Le président de facto Boniface Alexandre en a cependant tiré prétexte pour faire savoir qu’il n’irait pas à l’Arcahaie pour la célébration de la fête du bicolore national, et il a demandé à son ministre des Finances Henry Bazin de verser le montant des dépenses que son «voyage» allait occasionner à l’HUEH. Pourquoi ne demanderait-il pas à son Premier ministre Gérard Latortue de cesser d’entreprendre des tournées pour rien à l’étranger, les économies ainsi réalisées seraient encore beaucoup plus appréciables pour acheter plus de... cierges? La situation est effectivement intenable à l’Hôpital, comme le décrivait par exemple sur les ondes de Signal FM un médecin: «Nous fonctionnons dans le black-out dans les salles d’urgence. Nous sommes des chirurgiens, donc nous pratiquons des opérations, mais il est impossible d’effectuer quoi que ce soit dans le bloc opératoire sans énergie électrique, car il en faut pour entre autres entretenir le matériel nécessitant notamment une stérilisation. Quand les malades arrivent, dans ce cas nous sommes obligés de les renvoyer. Notre groupe électrogène est défectueux, nous ne pouvons pas procurer de soins aux malades qui se meurent alors que le Palais national et la Primature disposent du courant 24 heures sur 24.» Cette fois, cependant, en dépit de ces difficultés de fonctionnement auxquelles ils sont confrontés actuellement, les médecins internes et résidents et le personnel infirmier se gardent bien de se mettre en grève alors que sous le gouvernement du président Aristide, ils évoquaient des problèmes beaucoup moindres pour effectuer des arrêts de travail durant plusieurs jours, occasionnnant la mort de dizaines de patients. Même une génératrice de secours d’une puissance de 250 kw offerte par le groupe Konpa Kreyol, le Grand Front national des étudiants haïtiens et la Maison Valerio Canez le 6 mai dernier est aussitôt tombée en panne et n’avait point été réparée.
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