La chasse aux sorcières lancée depuis le kidnapping et l’exil forcé du président constitutionnel Jean-Bertrand Aristide le 29 février dernier par les autorités de facto de connivence placées avec les forces militaires d’occupation dirigées par les États-Unis, continue de plus belle. Aucun sympathisant du gouvernement constitutionnel ne serait à l’abri de cette rage pour arriver à déraciner le mouvement Lavalas. Dans la nuit du dimanche 9 mai, c’est Annette Auguste dite Sò Ann et sa famille qui allaient faire les frais de furie des occupants et de leurs sbires indigènes. Comme nous le disons plus haut, c’est en pleine nuit, vers minuit qu’un détachement des forces d’occupation, des militaires nord-américains arrivés dans un véhicule blindé, armés jusqu’aux dents comme s’ils allaient à l’assaut d’un repaire d’Al Qaida, investissaient sa résidence à Delmas, dans la banlieue de la capitale.
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