28 Avril, 2004

April 28, 2004

28 Avril, 2004
Vol. 22 No. 7

Si l’impérialisme et ses sous-fifres locaux croyaient tant aux vertus du suffrage universel, ils n’auraient pas eu à perpétrer deux coups d’Etat contre le président Aristide en moins de quinze ans.
Les autorités du gouvernement de facto Alexandre-Latortue manifestent leur détermination à mettre sur pied l’organisation d’élections générales durant l’année 2005, comme Gérard Latortue l’avait annoncé. Le 4 avril dernier, la «Société civile» du Groupe des «184» d’André Apaid junior et les partis politiques réunis dans la Convergence Démocratique concluaient sous leurs auspices l’accord «Consensus de transition politique» qui stipule les étapes de cette affaire d’élections.


En février 2004, au moment où le bras armé de l’opposition au président Aristide attaquait les commissariats du Plateau Central et de l’Artibonite et commettait toutes sortes d’exactions contre la population, Chamblain est revenu à leur tête au pays pour participer aux côtés de Guy Philippe, des ex-militaires et de certains repris de justice comme Jean Tatoune au renversement du président Aristide
Le numéro deux de l’organisation paramilitaire Fraph, Louis Jodel Chamblain, qui avait sévi contre la population pendant la période du coup d’Etat militaire (1991 – 1994) qui avait interrompu le premier mandat du président Aristide, et qui récemment encore à la faveur des derniers événements a fait l’objet de dénonciations persistantes de la part des organisations de défense des droits humains tant nationales qu’internationales, -Amnesty International entre autres- s’est constitué prisonnier le 22 avril au commissariat de Pétionville.