21 Avril, 2004

April 21, 2004

21 Avril, 2004
Vol. 22 No. 6

Il est vrai que pour avaliser le plan d’occupation à long terme de ses patrons, le Premier ministre de facto et sa suite croient pouvoir continuellement accuser l’ombre d’Aristide.

Louanges et félicitations avaient afflué pour saluer le Premier ministre de facto et son cabinet, particulièrement de la part des deux puissances, les États-Unis et la France, qui s’étaient associées pour réaliser le kidnapping du président Aristide et son exil forcé. Le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin faisait savoir à ce moment-là, la mi-mars, à son «homologue» haïtien que «le gouvernement français est à ses côtés dans la période de transition démocratique qui s’ouvre». De son côté l’ambassadeur des États-Unis James Foley félicitait Gérard Latortue pour la formation de son gouvernement: «C’est un gouvernement d’experts, de travailleurs» disait-il.


De gauche à droite René Méroné (Téléco), Lionel Isaac (Autorité Aéroportuaire National), Roland Chavannes (Immigration) Des échantillons des discours de circonstance des «nominés» tendraient à donner l’image d’improvisation qui a présidé aux choix des dirigeants de facto

Le gouvernement de facto de Gérard Latortue a mis du temps pour procéder à la nomination des directeurs généraux dans l’administration publique. Il a fallu attendre près d’un mois pour connaître les noms de ceux qui ont eu droit à ces «faveurs». Pour expliquer ce retard le ministre sans portefeuille et porte-parole Robert Ulysse a déclaré que «l’attente de la nomination des directeurs généraux a été aussi longue en raison notamment des consultations très importantes qui devaient s’effectuer entre le président, le Premier ministre et les ministres concernés ». Tâche ardue s’il en est que d’identifier les plus méritants, de respecter les promesses faites aux protégés respectifs des ministres et aussi donner un os à ronger aux différents partis de l’«ex-opposition».