
«Nous assistons aujourd’hui à l’occupation du pays par la France et les Etats-Unis...Alterpresse fait sa part dans la chasse aux sorcières menée par, entre autres radio Kiskeya et Vision 2000 qui, avec Liliane Pierre-Paul et Nancy Rock s’appliquent à signaler aux forces répressives des putschistes les dignitaires Lavalas qu’elles auraient oublié de traquer.
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Le mardi 6 avril un membre du bureau politique du Parti Populaire National (PPN), Georges H. Honorat, a présenté une conférence de presse au local du parti à Port-au-Prince pour dénoncer les allégations de l’agence Alterpresse lancées à travers une dépêche «Des partisans de l’ancien régime continuent de tuer» le 1er avril, et affirmant qu’un nommé Anthonal Mortimé a dit que la commune de Plaisance dans le Nord est sous la menace d’un groupe de bandits armés composé de membres du PPN qui ont mis en déroute le 23 mars une patrouille policière et des membres du Front du Nord qui voulaient rétablir l’ordre dans la région. Toujours d’après Alterpresse, Mortimé a déclaré que trois personnes dont un policier ont été tués par les «bandits», un véhicule de la direction départementale de la police incendié par des partisans du PPN. Et Alter presse poursuit sa dépêche en ces termes: «Selon Anthonal Mortimé, ces ‘ bandits armés’ qui imposent leur loi à Plaisance ont à leur tête d’anciens dignitaires Lavalas, notamment le maire Exalus Jeanty et l’ancien député Théodore Saintilus. Ces chimères seraient membres du Parti populaire national (PPN), allié du parti Fanmi Lavalas de l’ex-président Aristide ».
Ces accusations mensongères, comme l’a dit Georges Honorat, s’inscrivent dans le cadre des manœuvres visant à dénigrer le PPN à cause de son idéologie et sa lutte contre l’occupation du pays suite à l’enlèvement du président Aristide, et dans la stratégie de délation pour tenter d’éliminer tout encadrement du mouvement populaire et de résistance. Il a déclaré à ce sujet: « Le Parti populaire national (PPN) dénonce les manœuvres consistant à faire passer le Parti pour un groupe de terroristes semant la terreur dans le pays. Ce programme a été mis en marche subtilement pour être finalement étalé au grand jour via une agence de presse dénommée Alterpresse dirigée par Gotson Pierre et Variot Cérant qui sont des collaborateurs de radio Kiskeya et de Télé Haïti… Nous pensons que ce travail d’indicateurs effectué par cette agence contre les organisations progressistes, dont le PPN, qui désapprouvent l’occupation du pays et le kidnapping du président Aristide orchestré par les Etats-Unis vise à acculer ces organisation en vue de les éliminer sur la scène politique.» Alterpresse fait sa part dans la chasse aux sorcières menée par, entre autres radio Kiskeya et Vision 2000 qui, avec Liliane Pierre-Paul et Nancy Rock s’appliquent à signaler aux forces répressives des putschistes les dignitaires Lavalas qu’elles auraient oublié de traquer.
D’autre part, Georges Honorat a dénoncé le fait que Alter presse n’ait pas jugé nécessaire de vérifier les informations qu’elle brandit puisque: « … Ainsi quand Alterpresse a écrit que les bandits seraient des membres du PPN, elle ne fait que spéculer. Ces mensonges constituent d’ailleurs un ballon d’essai… » En outre, a-t-il poursuivi, les médias acquis à la cause de l’impérialisme n’ont jamais relayé des informations concernant les crimes perpétrés dans le département du Centre par d’anciens membres du FRAPH dont Louis Jodel Chamblain et les hommes du dit Front du Nord, à la tête desquels se trouve l’ex-commissaire de police Guy Philippe.
En outre, ces médias à la solde du dirigeant du Groupe des «184» André Apaid Junior n’ont rien trouvé à redire sur le fait que le Premier ministre de facto, Gérard Latortue, et le chef de la Mission spéciale de l’OEA en Haïti, David Lee, aient fraternisé aux Gonaïves avec des repris de justice tels que Jean Tatoune et Chamblain, tous deux condamnés à perpétuité pour implication dans le massacre de Raboteau au cours duquel des dizaines de personnes avaient été tuées; ainsi que sur les bandits ayant participé aux actes de vandalisme contre des édifices logeant des bureaux publics. Honorat a ajouté que: «Ce sont ces mêmes médias qui ont critiqué le président Aristide pour avoir reçu au Palais national des membres d’organisations populaires qu’ils ont taxés de bandits.»
Georges Honorat a profité de cette conférence de presse pour faire état de la situation politique actuelle: «Nous assistons aujourd’hui à l’occupation du pays par la France et les Etats-Unis. Nous constatons qu’à peine installé le gouvernement de facto est éclaboussé par un scandale avec pour origine une affaire de carburant. Nous constatons aussi que le président intérimaire n’est en fait qu’une marionnette n’ayant aucun pouvoir de décision… Parallèlement, une répression systématique est orchestrée contre les membres des mouvements populaires en vue de l’élimination des masses sur la scène politique. Et ce, afin que ces dernières ne puissent plus nourrir l’idée de choisir elles-mêmes leurs dirigeants. Pourtant, les instigateurs de ces répressions se trompent» conclut Honorat.
Pour terminer, il a tenu à rappeler que le PPN est et demeure un parti politique indépendant qui fonctionne selon les normes légales et qu’il représente la seule alternative du peuple haïtien et n’a jamais opté pour la violence.