24 Mars, 2004

March 24, 2004

24 Mas, 2004
Vol. 22 No. 2

L’une des victimes de ce massacre, un adolescent de seize ans, Evens Dubuisson, nous a dit avoir reçu un projectile alors qu’il revenait d’une boutique. D’après un autre témoin, les soldats ont emporté les corps des victimes à bord de leurs véhicules; seuls deux corps ont été retrouvés sur le lieu de la tuerie

Le 31 juillet 2003, l’ambassadeur Brian Dean Curran, alors accrédité en Haïti, était monté au créneau pour démentir des «rumeurs» relatives à une éventuelle intervention des Etats-Unis dans le pays. Il avait déclaré: «Ecoutez, il y a toutes sortes de rumeurs colportées par je ne sais qui. Une fois, un avion militaire américain a atterri à l’aéroport international, cela a donné lieu à des nouvelles faisant croire que l’avion était destiné à l’embarquement du président (Aristide) pour l’exil. C’est tout a fait ridicule.»


De gauche à droite Christian Rousseau et Danielle Magloire «le Conseil des sages fait désormais partie de l’Etat. En attendant la formation d’un Parlement, l’Etat doit s’arranger pour que cette structure soit bien administrée afin qu’elle accomplisse sa mission».

En conférence de presse le jeudi 18 mars, les membres du Conseil des sages, dont les activités avaient débuté le 5 mars dernier, ont annoncé la fin de la première phase de leur «mandat» consistant à désigner un Premier ministre de transition et à participer au choix des membres du cabinet ministériel. Désormais, il est question pour le Conseil d’étendre leurs activités afin de devenir un conseil d’Etat dont le rôle sera de contrôler l’exécutif. «Dès le départ nous avions dit que le Conseil des sages avait de grandes catégories de tâches dans son mandat. Les premières parties étaient celles que nous avions nommées tâches préliminaires et qui consistaient à désigner un Premier ministre pour le gouvernement transitoire et à participer aux consultations pour la formation du cabinet ministériel. Le deuxième groupe englobe les tâches futures que nous entamons maintenant, c’est-à-dire le rôle de contrôle et de consultation auprès de l’exécutif. Pour accomplir ces tâches, le Conseil doit s’élargir afin d’y intégrer d’autres secteurs de la société et surtout d’autres régions du pays» a indiqué l’une de ses membres Danièle Magloire. Son collègue Christian Rousseau, représentant du secteur universitaire, se montrait plus explicite en soulignant que «le Conseil des sages fait désormais partie de l’Etat. En attendant la formation d’un Parlement, l’Etat doit s’arranger pour que cette structure soit bien administrée afin qu’elle accomplisse sa mission».