
Ce retour politique et militaire de la France en Haïti pose non seulement un malaise historique, mais plus grave encore, cette présence réactive le nationalisme et le patriotisme d’un grand nombre d’Haïtiens contre ceux qui ont favorisé la venue des Français dans leur pays et suscite des interrogations sur l’objectif réel de la France en Haïti.
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Si la politique est l’art de rendre possible ce qui ne l’est pas, elle est aussi reconnue par tous les théoriciens comme étant un art et une science. De ce fait, c’est une discipline complexe. Par conséquent, ce n’est pas en s’improvisant leader politique, qu’on devient réellement un homme politique.
La preuve, une nouvelle fois, a été donnée en Haïti, le pays où il existe, selon certains rapports des organismes internationaux, plus de chefs politiques au kilomètre carré, par rapport au nombre d’habitants, en comparaison au reste du continent américain. Résultat de cet encombrement, deux cents ans après l’indépendance de leur pays, ces chefs autoproclamés ont tous contribué à ramener Haïti dans le giron des anciennes métropoles. Bref, bienvenue en Haïti, une nouvelle colonie franco-américaine dans les Caraïbes. Ce retour sous le joug du colonialisme français et américain en l’an 2004, l’année du bicentenaire de la proclamation de l’indépendance haïtienne, était-il prévisible?
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