
Le président n’a pas démissionné; il a été forcé à partir, de sorte que le coup d’État soit complété
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Le chef d’État haïtien a été emmené contre son gré par des militaires nord-américains. La nouvelle est tombée dès le lendemain du départ du président Aristide pour une destination qu’on aura gardée relativement secrète jusqu’au dernier moment: «Il n’a pas démissionné, il a été kidnappé», ainsi que le disait au cours d’une entrevue la représentante au Congrès de Washington Maxine Waters. Cette dernière venait de recevoir un appel du président Aristide de la République centrafricaine où son avion avait terminé son périple après une escale à Antigua suite au départ de Port-au-Prince le dimanche 29 février à environ 6 heures 30 du matin. Et arrivé à cette destination, où le président haïtien a été logé dan un édifice dénommé «Château de la renaissance» à Bangui, la capitale, il s’est trouvé encore en compagnie en quelque sorte de geôliers, comme l’a rapporté Maxine Waters: «Il est entouré de militaires. C’est comme s’il était en prison… »
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