25 Fevrier,  2004

February 25, 2004

25 Fevrye,  2004

Vol. 21 No. 50
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De gauche à droite, l’un des responsables du Front pour l’avancement et le progrès d’Haïti (FRAPH), Louis Jodel Chamblain, provenant de la République dominicaine et l’ex-commissaire de police Guy Philippe...
Le 16 février dernier, un corps de terroristes, à la tête desquels se trouvaient l’ex-commissaire de police Guy Philippe et l’un des responsables du Front pour l’avancement et le progrès d’Haïti (FRAPH), Louis Jodel Chamblain, provenant de la République dominicaine, voisine qui sert de base arrière aux anciens militaires et para-militaires oeuvrant à la déstabilisation du gouvernement Lavalas, ont assailli la municipalité de Hinche, chef lieu du département du Centre. Avant d’atteindre la frontière, haïtiano-dominicaine, les terroristes ont fusillé deux soldats dominicains à Dajabon qui voulaient s’enquérir de leur identité et ont emporté les armes des victimes. Arrivés sur le sol haïtien, les assaillants ont tué le directeur départemental de la police, de Hinche Maxine Jonas et son garde du corps avant d’attaquer le commissariat. Ils ont libéré les prisonniers et mis ensuite le feu au bâtiment.

Les éléments qui se proclament de l’«opposition» au gouvernement constitutionnel et oeuvrent dans la capitale planchent sur la provocation pour envenimer la situation politique et acculer davantage les autorités gouvernementales, tandis que parallèlement dans certains villes de province, leur bras armé, composé de repris de justice, d’anciens militaires et des membres du corps paramilitaire sanguinaire FRAPH (Front pour l’avancement et le progrès d’Haïti) qui sévissait au pays pendant la période du coup d’Etat contre le président Aristide lors de son premier mandat, attaquent les commissariats semant la terreur à leur passage.


Au cours de la journée du 20 février consacrée au carnaval de la jeunesse, la coordination des syndicats haïtiens (CSH) proche des «184» a orchestré une manifestation de rue à laquelle s’étaient joints quelques étudiants et les membres des syndicats d’enseignants pour réclamer l’élargissement de onze «syndicalistes» en prison depuis le 24 janvier.