18 Fevrier,  2004

February 18, 2004

18 Fevrye,  2004

Vol. 21 No. 49
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A Delmas 62, des provocateurs ont criblé de pierres deux véhicules dont l’un avait un bébé de deux (2) ans accompagné de ses parents. Voilà la véritable démonstration de «pacifisme» à la mode d’André Apaid.

Aux Gonaïves, les terroristes à la solde de «l’opposition», parmi lesquels se trouvent des hommes ayant participé à des massacres de paysans, et des repris de justice, multiplient quotidiennement les actes de violence visant à renverser les autorités constitutionnelles. Les bandits ont déjà incendié plusieurs bâtiments logeant des institutions publiques et des résidences privées appartenant à des fonctionnaires et ils terrorisent également la population.

A propos du climat de violence prévalant aux Gonaïves instauré par les sbires de «l’opposition», les éléments macouto-bourgeois regroupés principalement au sein de la Plate-forme dirigée par André Apaid Junior, ont voulu nier toute implication dans les actes terroristes. Cependant, la Plate-forme encourage les terroristes à poursuivre leur mouvement. Ferme dans sa position jusqu’auboutiste, Apaid eut à déclarer, selon le Miami Herald, qu’il ne supportait ni ne condamnait les incendies des commissariats de police et les violences qui les accompagnaient, mais a-t-il poursuivi, les gens ont le droit de réclamer le départ de Jean-Bertrand Aristide. En outre, il a souligné à l’intention de la «Communauté internationale» qu’il ne participerait pas à des élections sous le gouvernement de Jean-Bertrand Aristide.

Pour sa part, le président de l’Association des entrepreneurs de l’Artibonite, Pierre-Robert Auguste, a critiqué les déclarations du secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Colin Powell, relatives au déploiement en Haïti d’un contingent de policiers internationaux en vue d’y établir un climat de paix. D’après lui :  «La déclaration de Colin Powell, devant la Commission des affaires étrangères du Congrès des Etats-Unis, paraît suspecte de parti pris et risque d’exacerber la situation politique déjà très tendue en Haïti...»

Cependant, ce dernier ainsi que toute la clique de «l’opposition n’ont pas dénoncé la présence aux Gonaïves de Louis Jodel Chamblain, le numéro deux du Fraph qui semait le deuil durant la période du coup d’Etat contre le président Aristide; et de Guy Philippe qui fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir été l’instigateur des attaques contre des commissariats de police le 28 juillet 2001 et le putsch raté du 17 décembre de la même année. Ces deux hommes se targuaient sur les ondes de Radio Métropole d’être à la tête d’une armée de deux cents hommes lourdement armés rentrés au pays pour renforcer les «rebelles».

Intervenant au cours des Mardis de la Presse du 10 février, le ministre de l’Intérieur Jocelerme Privert a accusé les leaders de «l’opposition» en ces termes: «Ces faits montrent que le pacifisme dont se vantaient les leaders d’opinion, les leaders de conscience, les leaders politiques bascule purement et simplement dans la subversion armée et dans la rébellion. Il ne s’agit plus de manifestation pacifique, il s’agit d’actes terroristes contre une population civile, désarmée qui a choisi de vivre dans la paix.»

A la question relative à une intervention policière pour reprendre le contrôle des Gonaives, le secrétaire d’Etat à la Sécurité publique Jean-Gérard Dubreuil qui participait également à ce programme hebdomadaire, a expliqué que «si la police tarde à rétablir l’ordre dans certaines villes, ce n’est que par souci de ne pas faire de victimes au sein de la population civile».

A ce propos, le secrétaire d’Etat à la Communication, Mario Dupuy, a déclaré justement:  «En écoutant certains correspondants de presse, on a l’impression que les terroristes sont des anges, de gentils enfants de cœur et qu’en face, les agents de police seraient les vrais terroristes. Ceci ne peut que contribuer à terroriser davantage la population de manière injustifiée et à encourager d’autres actes terroristes».