28 Janvier,  2004

January 28, 2004

28 Janvye,  2004

Vol. 21 No. 46
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Nouvelles victimes d’une opposition aveugle
Les militants à travers le pays et dans le dixième département s’inclinent devant les parents de Louvois Petit à qui nous rendons aujourd’hui un dernier hommage pour son courage…

A mesure que les enjeux se précisent sur la scène politique en Haïti, les secteurs de l’«opposition » s’acharnent de plus en plus à puiser dans leur arsenal de déstabilisation pour créer un climat de troubles dans le pays afin de contraindre le peuple haïtien et le régime Lavalas à capituler au profit de leurs ambitions politiques. En effet, dans le cadre de cette violence aveugle déclenchée par cette opposition anti-nationale, la famille d’un jeune militant du parti au pouvoir, Louvois Petit, et celle du Directeur départemental a.i de la police du Nord, Edner Jeanty ont organisé les funérailles de leurs fils, respectivement tués le premier pour son militantisme et le second dans l’exercice de ses fonctions.

En effet, les funérailles de Louvois Petit, sauvagement assassiné le 7 janvier lors d’une manifestation anti-gouvernementale organisée à l’initiative de la Plate-forme démocratique que dirige André Apaid Junior, ont été chantées le 22 janvier à l’entreprise funéraire Pax Villa.

Plusieurs membres d’Organisations Populaires (OP), de militants et de sympathisants Lavalas et d’anciens parlementaires dont Ernst Vilsaint ont assisté à cette cérémonie. Au cours de son homélie, le célébrant principal, le père Gérard Jean Juste, a rappelé les circonstances de la mort de Louvois Petit et a exhorté la justice internationale et nationale à entreprendre une action contre les auteurs du crime. « Les criminels ont été vus sur les ondes de la Télévision Nationale commettant leur forfait. Ils étaient munis de toutes sortes d’armes pour lyncher Louvois, alors ils devraient tomber sous la sanction internationale et la justice haïtienne doit également prendre des dispositions pour punir les coupables afin que les actes de violences du même genre ne puissent plus se reproduire», a déclaré le prélat.

Rappelons que la télévision d’Etat et les réseaux étrangers ont diffusé les images du meurtre de Louvois sur lesquelles on peut voir une foule de manifestants de l’«opposition » en furie entrain de massacrer le supplicié sur l’Avenue John Brown (Lalue). La police a du intervenir en tirant des coups de feu en l’air pour disperser les assassins, mais la victime devait succomber à l’hôpital.

En dépit de l’extrême violence manifestée par les opposants au gouvernement à l’occasion de chacun de leurs mouvements réclamant le départ du président Jean Bertrand Aristide, les militants proches du pouvoir ont réitéré, au cours de ses funérailles de leur camarade, détermination à lutter pour un véritable changement dans le pays. L’un d’entre eux a notamment déclaré : « Les militants à travers le pays et dans le dixième département s’inclinent devant les parents de Louvois Petit à qui nous rendons aujourd’hui un dernier hommage pour son courage. Il croyait dans la lutte pour le changement et nous qui sommes encore vivant nous allons poursuivre le même objectif. En empruntant cette voie, nous savons ce qui nous attend et le meurtre perpétré le 7 janvier par les criminels au sein du groupe des 184 en constitue la perspective. Toutefois, nous sommes fermes, la lutte doit se poursuivre… »

D’autre part, en présence du Chef de l’Etat, du ministre de la Justice et de la Sécurité nationale, Calixte Delatour et des hauts gradés de la Police nationale d’Haïti (PNH), les parents et proches de l’inspecteur général Edner Jeanty, promu Directeur départemental du Nord au début du mois de janvier, lui ont rendu un dernier hommage le dimanche 25 janvier à l’Eglise Auditorium de la Bible situé au Champ de Mars. Ce jeune cadre de 29 ans de l’institution policière avait été assassiné le 10 janvier dernier au Cap-haïtien par des individus lourdement armés alors qu’il circulait seul à bord de sa voiture. A l’occasion de ces funérailles émouvantes, plusieurs proches du défunt ont pris la parole soit pour vanter les qualités dont il faisait preuve au cours de son bref passage sur cette terre, soit pour retracer son parcours atypique au sein de la PNH. « Toujours de bonne humeur, il était de la nature de ceux qu’on ne pouvait s’empêcher d’aimer ; on ne pouvait le côtoyer sans être profondément touché par sa politesse, sa simplicité, son flair, sa disposition constante à rendre service », ponctuait Yvon Leclair, un des membres de son église. « Son honnêteté, souligne un de ses collègues, son sens du sérieux, lui ont permis de gravir des échelons avec beaucoup plus de responsabilité comme Agent 2 au commissariat de Port-au-Prince en 1995, Assistant Chef du personnel audit commissariat en 1995, Assistant au Trou-du-Nord du personnel en décembre 1997, le même poste en 1997 à Ouanaminthe et après une formation en sécurité présidentielle en 1999, il a été admis comme agent de sécurité diplomatique au Palais national en janvier 2000, au grade d’inspecteur et enfin à la Swat team au grade de Commissaire ».

Pour l’inspecteur général en chef de la PNH, Evens Sainturné, l’assassinat de Edner Jeanty constitue une grande perte pour l’institution policière. Ajoutant que le défunt était un policier intègre qui respectait les normes de la police. Sainturné a promis que l’enquête ouverte sur ce meurtre devra aboutir.

Quant au délégué départemental du Nord, Jean Myrtho Julien, l’assassinat d’Edner Jeanty est imputable au bras armé de l’opposition. Celle-ci a commis ce crime dans une tentative désespérée de déstabiliser la région du Nord, selon lui, pour qui les premiers éléments des résultats de l’enquête prouvent qu’il s’agit d’un crime politique.

Fils unique, Edner Jeanty devait boucler cette année ses études en économie à la Faculté de Droit de Port-au-Prince.