7 Janvier,  2004

January 7, 2004

7 Janvye,  2004

Vol. 21 No. 43
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...Le 1er janvier constitue une grande victoire pour le peuple haïtien. En dépit de la campagne de sabotage et de terreur menée depuis plusieurs mois par «l’opposition», des dizaines de milliers de personnes ont assisté aux différentes cérémonies organisées à cette occasion.

Le mardi 6 janvier 2004, le secrétaire général du Parti populaire national (PPN), Benjamin Dupuy, a donné une conférence de presse à Port-au-Prince en vue principalement d’indiquer la position du Parti sur certaines aspects de l’actualité, notamment sur les raisons de l’acharnement des politiciens traditionnels et de la bourgeoisie anti-nationale qui tentent par tous les moyens de déstabiliser le pays.

D’entrer de jeu, le responsable du PPN a estimé que les festivités commémorant le bicentenaire de l’Indépendance nationale le 1er janvier constituent une grande victoire pour le peuple haïtien. En dépit de la campagne de sabotage et de terreur menée depuis plusieurs mois par «l’opposition», des dizaines de milliers de personnes ont assisté aux différentes cérémonies organisées à cette occasion.

L’histoire de la Révolution haïtienne, c’est en effet une histoire qui rend particulièrement fiers les peuples du monde, dont ceux de l’Afrique, d’où des millions de Noirs ont été enlevés pour être mis en esclavage dans le Nouveau Monde. Plusieurs délégations de la région et le président de l’Afrique du Sud lui-même, Thabo Mbeki, avaient tenu à être en Haïti à l’occasion de ce 1er janvier pour fêter cette victoire historique en compagnie du peuple haïtien. En ce sens, le leader du PPN, a tenu à saluer le président Mbeki pour cette participation en dépit, a-t-il souligné, des nombreuses pressions exercées sur le plan international pour ternir l’éclat de la commémoration du Bicentenaire. «M. Thabo Mbeki s’est montré digne de son prédécesseur Nelson Mandela qui a combattu l’apartheid en Afrique du Sud» a indiqué le dirigeant du PPN.

D’autre part, celui-ci a sévèrement critiqué les agissements des individus inféodés à l’alliance macouto-bourgeoise qui n’ont montré aucun respect pour cet événement transcendant, en perpétrant le jour même de la célébration du Bicentenaire, des actes de vandalisme dans plusieurs points de la capitale, au cours d’une manifestation qu’ils avaient organisée pour réclamer le départ des autorités constitutionnelles. Selon M. Dupuy, ces violences, intervenues en un jour aussi symbolique que le 1er janvier, font montre de la frustration de ces anti-nationaux qui ont du mal à supporter que le régime Lavalas ait pu répondre à ce grand rendez-vous historique. «C’est la même chose qui se passe au Venezuela où une poignée de gens veulent constamment déstabiliser le pouvoir dans ce pays.»

Le secrétaire général du PPN a également dénoncé une certaine presse qui s’allie à la subversion de «l’opposition» en utilisant le mensonge comme arme pour s’attaquer au gouvernement. Dans la foulée, il a fait remarquer que certains médias, tout en négligeant les événements relatifs à la célébration officielle du Bicentenaire, se sont livrés sans relâche dans la diffusion de toutes sortes d’informations malveillantes et dangereuses. «Cette presse ouvre ses micros pour des appels à la guerre civile. Ces gens sont sous la coupe de l’impérialisme. S’ils veulent la guerre, ils auront la guerre. Je sais qu’ils vont dire que nous les menaçons», a-t-il indiqué pour ainsi demander au gouvernement de prendre ses responsabilités avec des mesures contre ces médias qu’il rebaptise la « bande des six » (Radio Kiskeya, Vision 2000, Ibo, Métropole, Caraïbe, Télé Haïti). Selon le leader du PPN, les autorités compétentes doivent même penser à enlever la licence de fonctionnement à ces groupes de presse qui font usage de la désinformation pour lancer des appels à la violence. Il a exhorté les éléments de «l’opposition » à cesser d’utiliser les moyens violents dans le cadre de lutte politique car «2004 n’est pas 1915; ces «Blancs» ne peuvent plus les mettre au pouvoir. Car, les Etats-Unis connaissent déjà des difficultés en Afghanistan et en Irak. Qui sème le vent récolte la tempête. S’ils prennent la voie de la violence, ils vont perdre». La nouvelle «Plate-forme démocratique» mise sur pied par ladite «Société civile» et «l’opposition», principalement la Convergence, ne constitue qu’un renforcement de l’alliance macouto-bourgeoise. En ce qui a trait à la résolution de cette «Plate-forme» demandant le départ du président Aristide et son remplacement par l’un des juges de la Cour de cassation, Benjamin Dupuy a fait remarquer que cette nouvelle manoeuvre ne visait qu’à brouiller les cartes. Rappelant que cette opposition avait, à l’occasion de la prestation de serment du président élu Jean-Bertrand Aristide en février 2001, désigné Gérard Gourgue comme «président» parallèle par la Convergence démocratique, le responsable du PPN a indiqué que cette nouvelle situation s’apparente à plusieurs égards à celle qui prévalait en 1956 après départ du régime de Paul Magloire où quelques présidents issus de la Cour de cassation se succédaient au timon de l’Etat jusqu’à ce que le général Kébreau eut finalement organisé des élections frauduleuses pour nous imposer le dictateur François Duvalier. «Sous le régime des Duvalier, la bourgeoisie ne pouvait même pas organiser une grève. Pourtant aujourd’hui, alors qu’elle prétend qu’il existe un pouvoir dictatorial dans le pays, elle peut manifester, organiser des grèves et posséder ses propres stations de radio qui diffusent constamment des mensonges contre le gouvernement ». a déclaré justement Dupuy qui a qualifié de «fascistes» ces réactionnaires rassemblés au sein de «l’opposition». Selon lui, ces derniers devront tôt ou tard emprunter le même chemin que le putschiste Olivier Nadal qui s’est installé désormais en Floride pour poursuivre la subversion contre les autorités constitutionnelles. Car, a-t-il poursuivi, seule la mobilisation des masses défavorisées pourra contrer les complots concoctés, tant de l’intérieur que de l’extérieur du pays, pour humilier le peuple haïtien dans cette conjoncture spéciale où il célèbre la conquête de sa liberté et de sa souveraineté.