26 Novembre,  2003

November 26, 2003

26 Novanm,  2003

Vol. 21 No. 37
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20 novembre 2003 l'équipe de la Radio Pyramide F.M... Des mandats ont été lancés contre notamment des individus qui ont été dénoncés par la clameur publique. Nous demandons Justice et ensuite réparations ».

Des incidents survenus dans la ville de St-Marc le mercredi 12 novembre 2003 ont débouché sur la mise à sac de la station de radio Pyramide F.M, dirigée par le journaliste Fritzson Orius, par un groupe d’individus proches de la branche locale de l’«opposition», qui accusent Orius de travailler au profit des autorités Lavalas. Selon eux, M. Fritzson Orius serait l’instigateur d’une décision du CONATEL (Conseil National des Télécommunications) prise quelques heures auparavant de suspendre les émissions d’une autre station de la ville, Radio Tête à tête, réputée proche de l’«opposition», à cause de son fonctionnement irrégulier. En fait, les responsables de la station Pyramide F.M ont fait savoir que ces actes de vandalisme ont été perpétrés par des membres de l’Organisation Ramicos inféodée à l’«opposition» locale, dont le principal responsable ne serait autre que le directeur de la Radio Tête à Tête, Marc-Antoine Adolphe. Selon les informations fournies par M. Orius, ce dernier ainsi que certains de ses employés dont M. Frantz Augustin, qui est également le correspondant local de Radio Caraïbes F.M, auraient été remarqués à la tête du groupe d’individus qui se sont attaqués aux locaux de sa station, située à Frécineau, occasionnant ainsi de sérieux dégâts matériels.

Intervenant au cours d’une conférence de Presse donnée conjointement avec le secrétaire général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH), Guyler C. Delva, le jeudi 20 novembre, le Directeur Général de la station Pyramide F.M a fait état du déroulement des incidents et en a profité pour faire l’évaluation des dégâts subis à cette occasion, dont l’incendie d’une partie considérable du local logeant la station. « Lorsque nous considérons les dégâts qui sont perpétrés à l’intérieur du bâtiment, car celui-ci comporte huit chambres s’étendant sur deux étages, et le lot de matériels qui ont été enlevés par ces hommes, nous évaluons entre 80 et 100 mille dollars US la somme qu’il nous faudra pour faire fonctionner de nouveau la station », a déclaré Fritzson Orius, qui précisé en outre que l’avocat Mario Joseph du Bureau des Avocats Internationaux (BAI) est déjà constitué sur l’affaire pour forcer les coupables à payer leur forfait. « Puisque ces événements ont eu lieu en plein jour, nous avons clairement identifié ceux qui étaient aux commandes des actions, notamment Marc-Antoine Adolphe. Nous nous sommes constitués partie civile. Le lundi 17 novembre, nous avons déposé une plainte formelle devant le Parquet du Tribunal Civil de St-Marc. Des mandats ont été lancés contre notamment des individus qui ont été dénoncés par la clameur publique. Nous demandons Justice et ensuite réparations ».

D’autre part, Fritzson Orius a vivement déploré le fait qu’aucun geste de solidarité ne lui soit parvenu de l’«opposition» et principalement de l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH), qui se dit pourtant engagée dans la défense des intérêts des médias. Comme le souligne M. Orius, il faut croire que ces gens ont définitivement opté pour leur camp en choisissant délibérément d’observer le mutisme sur les actes criminels perpétrés contre la Radio Pyramide F. M, présumément proche de Lavalas, alors qu’ils battent toujours la grande caisse autour des prétendus actes d’intimidations orientés certaines fois contre les médias « indépendants ». « Nous avons reçu beaucoup de solidarité du côté du secteur gouvernemental. Cependant, aucun geste du côté de l’«opposition ». Sauf, Micha Gaillard qui a eu l’audace d’imputer la responsabilité de ces violences à la population St-marcoise. Mais, de quelle population voudrait-il bien parler ? M. Gaillard me connaît et je le connais, je voudrais bien l’affronter dans un débat public pour qu’il me dise les éléments de la population qui ont commis ces actes. Nous n’avons reçu non plus aucun appui de l’ANMH qui n’a daigné lever son petit doigt sous prétexte que la station est inféodée à Lavalas », observe M. Orius.

De plus, les multiples ONG de défense des droits humains oeuvrant dans le pays ont également observé un profil bas par rapport à ce dossier, contrairement au tollé qu’elles alimentent généralement lorsqu’il s’agit d’utiliser l’épineuse question de la liberté de la presse pour acculer le pouvoir Lavalas. Où est donc passé la Coalition Nationale pour les Droits des Haïtiens (NCHR), qui ne rate jamais l’occasion de faire des rapports bidons dénonçant le « bâillonnement » de la Presse par le pouvoir Lavalas. A moins que les incidents du 12 novembre à Frécineau ne participent, selon la logique de la NCHR, d’un plan destiné à faire taire la Radio Pyramide F.M.

Somme toute, les dés sont définitivement jetés pour ces organisations de la « Société civile », dont la NCHR, l’ANMH et Consorts, qui ne font que justifier par leur présence abstraite sur le terrain politique le fort capital financier investi dans leur stratégie subversive par Washington et l’Union Européenne pour déstabiliser le pays, dans ce contexte précis où le peuple haïtien se prépare à célébrer dignement les prouesses réalisées il y a deux cents ans par nos ancêtres qui ont débouché sur la fondation de la Première République Nègre du Nouveau monde.