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 | | Ronald Saint-Jean, responsable du Centre de réflexions et d’études pour la démocratisation de l’information (CREDI) qui vient de publier un document intitulé «NCHR: un instrument de perversion des libertés démocratiques» |
La publication du rapport de la Coalition nationale pour les droits des Haïtiens (NCHR), dans lequel le pouvoir Lavalas est ouvertement accusé de vouloir bâillonner la «presse indépendante», a donné le ton à d’autres organismes dits de défense des droits des journalistes, inféodés eux aussi à l’«opposition», et qui en ont profité pour s’en prendre à la personne du chef de l’Etat qui serait responsable, selon eux, des actes d’intimidation et de violence exercés contre les médias «indépendants».
En effet, l’attaque menée le mardi 28 octobre par des inconnus contre les locaux de la radio Caraïbes F.M aura fourni une autre occasion à l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) d’en imputer la responsabilité aux plus hautes autorités de l’Etat. Des coups de feu ont été tirés en direction de la station et sur une voiture garée dans la cour. «L’ANMH croit que cette agression directe découle de la campagne de discrédit de la presse haïtienne orchestrée par le pouvoir et alimentée par le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le secrétaire d’Etat à la Communication, les officiels du pouvoir, dirigeants d’organisations dites populaires, des parlementaires contestés, des prêtres fanatiques, etc… L’ANMH tient le pouvoir pour directement responsable de cette situation et invite l’opinion publique à prendre note des malheurs pesant sur la liberté d’expression», affirmait la note publiée le 29 octobre par cet organisme réunissant des propriétaires de médias proches de l’«opposition» et des membres du «Groupe des 184». Sur quoi se basait une accusation aussi catégorique? L’ANMH s’est bien gardée de fournir la moindre preuve pour mettre ainsi en question l’intégrité de ces personnes.
Dans la foulée, le Groupe de réflexion et d’action pour la liberté de la presse (GRALIP) tenait les mêmes accusations à l’encontre des autorités constitutionnelles: «Le GRALIP en appelle à la solidarité indéfectible entre les consoeurs et confrères, en vue de préserver le vital espace démocratique dans un pays où la liberté de la presse est vécue par le pouvoir à la dimension d’une maladie fatale, sinon d’une tragédie, à cause d’un autoritarisme endémique et morbide. Le GRALIP convie l’ensemble de la corporation à réfléchir sur la stratégie mise en œuvre par le pouvoir Lavalas pour non seulement parvenir à un règne de pensée unique, mais surtout pour manipuler l’opinion et faire passer continuellement dans les médias sa propre vision étriquée des réalités dramatiques vécues par la population sur l’ensemble du territoire national.» De bien grands mots pour faire de la spéculation malhonnête et gratuite!
Dans une note précédente à Radio Kiskeya le 29 octobre lue évidemment par la journaliste vedette de «l`opposition» et «reconnue» en tant que telle par l’ex-ambassadeur des États-Unis, Liliane Pierre Paul, cette ONG de défense des droits des journalistes va jusqu’à oser traiter de «truands» les organisateurs de la marche historique du 30 septembre dernier, sous prétexte que celle-ci avait été organisée dans le but de s’attaquer à la «presse indépendante», alors que les journalistes qui avaient couvert cet événement n’avaient eu aucune entrave pour faire leur travail. Pourtant, lorsque le coordonnateur du «Groupe des 184», André Apaid, jetait à la porte des journalistes de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH) qui voulaient couvrir une conférence de ce groupe, le GRALIP n’avait pas daigné lever le petit doigt pour crier au scandale.
Tout cela en définitive ne vise qu’à amplifier la campagne de déstabilisation menée par les secteurs réactionnaires contre le régime Lavalas. On sait que ces organismes, qui se présentent comme des ONG sont financés par l’Union européenne et l’Usaid, cautionnent les actes subversifs auxquels se livrent constamment les médias dits indépendants spécialisés dans la désinformation et le mensonge. A propos de la prétendue indépendance des médias proches de l’«opposition», le responsable du Centre de réflexions et d’études pour la démocratisation de l’information (CREDI), Ronald Saint-Jean, qui vient de publier un document intitulé «NCHR: un instrument de perversion des libertés démocratiques», déclare entre autres: «Lorsqu’on parle dans le pays de presse indépendante, nous constatons que celle-ci cache une réalité. C’est en fait une association de patrons de médias qui sont regroupés autour de l’ANMH et qui constituent une force. Ils ont ce droit dans le cadre de la démocratie; mais ils ne doivent pas leurrer l’opinion en se faisant passer pour une presse indépendante. Indépendance par rapport à qui ou à quoi?»
Par ailleurs, Saint-Jean met également à nu le rôle que sont en train de jouer les organisations non-gouvernementales (ONG), telles que la NCHR et l’ANMH qui agissent sous la dictée de l’USAID et de l’USIS. «Il y a en Haïti beaucoup de responsables d’ONG de droits humains (NCHR) et de patrons de médias de pacotille, membres à part entière du «Groupe des 184» (ANMH) qui tentent de brouiller les cartes et d’embrouiller les choses, et en particulier les choix du citoyen face à cette réalité d’une certaine manière originale», lit-on dans ce document diffusé par le CREDI. Un constat qui reflète la réalité, si l’on tient compte de la fougue avec laquelle les médias «indépendants», dont la bande des quatre, composée de Radio Métropole, Radio Kiskeya, Radio Caraïbes et Télé Haïti, traite les informations en provenance des Gonaïves en tentant de faire croire que la population entière de cette ville se serait soulevée contre les autorités constitutionnelles. Alors que, comme le soulignait récemment la directrice générale de la Police nationale (PNH), Jocelyne Pierre, il ne s’agit que d’un petit groupe d’hommes armés associés à l’«opposition» locale, qui impose leur loi à la Cité de l’Indépendance. C’est aussi le cas pour le Cap-Haïtien, où la presse «indépendante» ne rate aucune occasion pour créer la sensation autour des mouvements subversifs animés périodiquement par la branche Nord de l’«opposition», qui se soldent généralement par des échecs cuisants.
Pour revenir à l’incident du 28 octobre à Radio Caraïbes, selon les informations fournies par le responsable de la salle des nouvelles de cette station, Jean Elie Moléus, corroborées par le secrétaire d’Etat à la Communication, Mario Dupuy, le véhicule qui transportait les individus qui ont ouvert le feu sur la façade principale, dont la plaque d’immatriculation a été identifiée par un témoin, est affecté au service de l’Office national du cadastre. Toutefois, en dépit du fait que la personne qui avait à charge ce véhicule a été arrêtée par la police, une enquête approfondie sera certainement entreprise pour identifier les instigateurs, puisqu’il est inconcevable que les équipements de l’Etat puissent servir ainsi les intérêts de ceux qui se livrent à la déstabilisation du pays. En fait, cela ressemblerait plutôt à une infiltration plutôt opportune, puisqu’on se rend compte que cet événement est venu fort à propos pour alimenter les «griefs» de l’ANMH et du Gralip!
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