15 Octobre,  2003

October 15, 2003

15 Oktòb,  2003

Vol. 21 No. 31
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L’OEA s’accordait la prérogative de choisir elle-même le «modérateur» en la personne de son secrétaire général adjoint, Luigi Einaudi.

Le 5 octobre l’Organisation des Etats américains (OEA), à l’initiative de son secrétaire général César Gaviria, «convoquait» les protagonistes de la «crise» haïtienne - notamment certains dirigeants de la Convergence Démocratique ainsi que le président Jean-Bertrand Aristide – pour une rencontre à la résidence du nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, James B. Foley. L’ordre du jour de cette soudaine réunion était axé sur la «création d’un Conseil électoral provisoire » (CEP) et l’adoption de mesures visant à renforcer la sécurité dans le pays.


Cette catastrophe que nous observons à Carrefour-feuilles et à Bourdon est la conséquence des constructions anarchiques qui s’établissent sur des pentes fragiles...

Comme nous l’avions déjà rapporté, après les fortes pluies du 5 octobre, la capitale et ses environs étaient dans un état catastrophique. Des quartiers comme Bourdon, Canapé- Vert, Carrefour-Feuilles et Martissant respiraient la désolation, avec des tonnes de boue et d’alluvions accumulées partout sur la chaussée. Le spectacle était donc tout aussi pénible à regarder que durant le sinistre. Il fallait de plus évaluer les dégâts, essayer de retrouver les disparus, ramasser les cadavres et venir en aide à leurs proches, sans compter des dizaines de sinistrés dont les cahutes ont été emportées par les eaux, etc. Le Premier ministre, dès le lendemain se rendait sur les lieux où les dégâts avaient été les plus importants et apportait son soutien aux parents des défunts. Dès le lundi 6 octobre aussi, les services du ministère des Travaux publics et du Centre national des équipements se mettaient à l’oeuvre pour déblayer les rues autant que possible.