17 Septembre,  2003

September 17, 2003

17 Septamn,  2003

Vol. 21 No. 27
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…La police a dû intervenir avec beaucoup de rigueur en lançant notamment de fortes quantités de gaz lacrymogènes en direction des deux camps.

Dans le cadre de leur stratégie de provocation de la population afin de parvenir à leurs fins politiques basées sur l’option zéro, les secteurs de l’«opposition» n’entendent plus désormais lésiner sur aucun moyen pour venir à bout du régime Lavalas. En effet, en dépit de nombreux heurts enregistrés le 30 août dernier au Cap-Haïtien à l’occasion d’une première mobilisation subversive organisée par le Front de l’Opposition du Nord (FRON), le leader dudit Fron, Jean Robert Lalanne, a récidivé ce dimanche 14 septembre en organisant une seconde manifestation de rue pour exiger le départ du pouvoir des autorités constitutionnelles du pays.


L’église Saint-Jean-Bosco située dans le quartier populaire de La Saline. Quinze années après, qu’en est-il de ce dossier au niveau de la justice? D’après les survivants et certains responsables d’organisations populaires (OP) il est délaissé par les autorités judiciaires…

Le 11 septembre 2003 ramenait le 15ème anniversaire du massacre perpétré à l’église Saint-Jean-Bosco située dans le quartier populaire de La Saline dans la capitale, lors de la célébration d’une messe par le père Jean-Bertrand Aristide.

Ce jour-là, des hommes portant des brassards rouges, armés de machettes et autres armes tranchantes s’étaient introduits dans la cour de l’église pour déclencher un massacre contre les paroissiens. L’un des assassins, à qui la station Radio Métropole, porte-voix de l’«opposition» dans l’actualité, avait offert le micro au lendemain du drame, vantait ses crimes de cette manière: «C’est le Père Aristide qu’on voulait avoir … Quelle que soit la paroisse qui acceptera qu`il vienne dire une messe, ce seront des tas de cadavres qui assisteront à la messe. Nous avions de bonnes armes en main, pas des armes à feu, mais de bonnes armes tranchantes qui peuvent crever les reins, couper les têtes» (Voir Haïti-Progrès vol. 6 #24, du 14 au 30 septembre 1988).