30 Avril,  2003

April 30, 2003

30 Avril,   2003

Vol. 21 No. 07
Votez! Cliquez ici pour signer le RÕfÕrendum Populaire Anti-guerre! 
La dépouille mortelle du jeune militant du parti Lavalas Donald Julmis...
L'annonce faite par le gouvernement Lavalas de la visite le 1er mai de trois navires militaires taïwanais avec à bord huit cents marins et aspirants dans le cadre d'une tournée qu'ils effectuent dans la région caraïbéenne aura causé un certain émoi soulevé et alimenté par l'«opposition» qui fait feu de tout bois et de toute arme pour décrier les autorités. Cette fois, puisque ces Taïwanais sont des Chinois, ils ont mis en avant l'éventuelle propagation du virus responsable du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) qui sévit actuellement dans le monde, étant donné que le microbe aurait son origine en Chine, pour s'en prendre au gouvernement.

En effet, selon certains responsables de la Convergence, le gouvernement serait irresponsable en acceptant de recevoir ces visiteurs taïwanais, qui ont pourtant déjà visité plusieurs pays de la région, dont la République dominicaine.. « La population sait que cette maladie est pire que le sida. Nous lançons un appel à Jean-Bertrand Aristide pour que sa trahison n'aille pas jusqu'à mettre en danger la population. Nous ne sommes pas certains que ces gens apporteront la maladie, mais nous ne devons pas prendre de risque. Cela peut créer un traumatisme psychologique chez le peuple haïtien. Nous lançons également un appel au gouvernement taïwanais pour qu'il se rende compte que la population ne souhaite pas leur présence. Les autorités haïtiennes doivent tout simplement annuler la visite de cette délégation» a lançé par racisme ou par ignorance Evans Paul. C'est à croire que quand on stigmatisait les Haïtiens d'être «porteurs du sida», Evans Paul ne saurait le nier en raisonnant de cette façon. Cependant inutile d'insister là-dessus, car incidemment il n'est pas le seul à ânonner, concédons-lui le fait qu'il est un irresponsable quand il s'agit de ses ambitions politiques. D'ailleurs il n'est pas le seul ni le moindre à manifester son obscurantisme. Car, incidemment dans un article paru dans Le Nouvelliste, ce n'est nul autre que Jean Claude Fignolé, l'un des grands intellectuels de «l'opposition», signataire de la déclaration du «Groupe des 184 organisations de la société civile», «agronome» tel qu'indiqué sur la quatrième de couverture de l'un de ses nombreux ouvrages, professeur de lettres et de littérature, etc. qui a découvert en cette occasion que dès 1952, dans un communication «publiée par l'Association des médecins de langue française du Canada... cette maladie (la pneumonie atypique) a été identifiée cliniquement en Haïti par ... François Duvalier» (Le Nouvelliste, No 36665, merc. 16 au dim. 20 avril 2003).. Nous n'allons pas trop nous étendre là-dessus, mais signalons que la revue, comme d'ailleurs ce que cite Fignolé lui-même, ne dit pas que Duvalier aurait «identifié», mais bien que «Le Dr François Duvalier présente (...) un cas de pneumonie à évolution particulière observé à Port-au-Prince» (id.). Sans en attendre davantage pourtant, l'intellectuel exprime ses regrets que Papa Doc n'eût pas «continué ses recherches en épidémiologie. Il eût valu à Haïti son premier prix Nobel», dixit Fignolé qui exulte presque et qui n'aurait pas démérité non plus le prix Nobel d'obscurantisme en la matière que lui aurait décerné en retour son «élu». Cependant ce que ce l'écrivain de l' «opposition» aurait pu apprendre, s'il avait feuilleté ses manuels de biologie en tant qu'«agronome», c'est que les pneumonies «atypiques» sont désignées comme telles simplement parce qu'elles sont justement atypiques, diffuses, contrairement à ce qui est classiquement une pneumonie bien localisée (à pneumocoque). Par ailleurs le texte dit bien que «Duvalier présente un cas de pneumonie à évolution particulière » Il n'identifie pas... Il s'agit d'une étude clinique que des médecins ou même des étudiants font couramment précisément lorsqu'ils font des études de cas. En outre, comme Jean Claude Fignolé aurait pu remarquer, c'est que cette pneumonie atypique est désignée d'un autre nom pour le caractériser: SRAS. Le micro-organisme fautif n'a point encore été identifié dans ce cas, alors qu'il en existe d'autres qui ont été déjà identifiés mais qui ne seraient pas aussi virulents.

Long détour pour expliciter sommairement cette question, car certains individus jouissant d'une réputation justifiée ou non pensent faire autorité en disant n'importe quoi et peuvent induire en erreur beaucoup de gens qui auraient tendance à se fier à leur «science».

Une situation qui porte à réfléchir, car nous avons pu écouter des stations de radio telle Radio Métropole, qui au lieu de tenter d'informer, les incitaient à prendre panique. On a aussi vu le dirigeant du KONAKOM, Victor Benoît, un autre professeur, pousser plus loin son audace, et feignant un humanisme de circonstance, et déclarer: « Nous sommes très préoccupés en tant que citoyens haïtiens face à l'irresponsabilité du gouvernement Lavalas en la circonstance. Haïti a certes de bons rapports avec le Taïwan, mais dans ce contexte où la maladie fait tant de ravages, il faut renvoyer cette visite à une date ultérieure. Si le gouvernement persiste dans sa démarche, c'est qu'il ne s'intéresse pas à la santé de la population .» Benoît compte-t-il aussi interdire les visites en Haïti des Nord-Américains, à savoir les Etats-Unis et le Canada qui accusent un taux relativement préoccupant de personnes infectées. Pour le Canada, il s'agit principalement de la ville de Toronto où l'on dénombre douze décès des suites de la maladie, la plupart, à l'exception d'un homme de 44 ans, sont des personnes de plus de 70 ans, dont l'appareil respiratoire est en général plus faible. Incidemment notons que l'ignorance n'est pas une exclusivité des ténors de l'«opposition» haïtienne, car à Toronto on a noté que plusieurs personnes fuyaient leurs compatriotes d'origine chinoise.

Il n'en est que plus honteux que les leaders de l' «opposition» haïtienne se serve de cette stigmatisation du peuple chinois pour provoquer cyniquement de cette nouvelle la panique au sein de la population. Faut-il rappeler, à ce sujet, le concours incontestable dont jouissent ces secteurs de la part de certains médias du pays, dont Radio Métropole, toujours à l'affût du virus de la désinformation.

Toutefois, face à cette campagne minutieusement programmée par l' «opposition » et ses relais contre la visite de Chinois, les autorités haïtiennes et taïwanaises ont pour leur part essayé d'informer et de rassurer l'opinion publique concernant la visite taïwanaise. Sur les ondes, le ministre des Affaires étrangères, Joseph Philippe Antonio a ainsi demandé à la population de garder son calme, indiquant être en contact constant avec les autorités taïwanaises pour parer à toute éventualité. «Les visiteurs, a-t-il confirmé, offrent une parfaite sécurité pour la population.» Pour leur part, des responsables du ministère de la Santé publique ont informé que des tests de dépistage seront effectués sur les marins une fois à quai à Port-au-Prince.

Les mesures prises par le gouvernement traduisent sa volonté de prévenir cette maladie chez nous. Sont-elles suffisantes, c'est une autre question, mais ce ne sont pas uniquement des Chinois qui sont porteurs du virus. «L'opposition compte-t-elle demander à la communauté internationale d'interdire des visiteurs en Haïti, après l'avoir encouragée à maintenir l'embargo financier?

-----

Le syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) a été détecté pour la première fois à Hanoi (Vietnam) en février dernier par un médecin italien Carlo Urbani. Cependant, certains prétendent que le SRAS aurait débuté dans le Sud de la province de Guangdong en Chine en 2002.

Depuis lors, au moins 353 personnes à travers le monde, incluant le Dr Urbani, ont été emportés par ce virus de pneumonie atypique. Des décès ont été enregistrés à Hong Kong au Vietnam, au Singapour, à Thaïlande et au Canada. Approximativement, 5462 personnes sont infectées par le SRAS dans au moins 28 pays, y compris les Etats-Unis et le Canada (OMS 29 avril 2003).


Quels sont les symptômes du SRAS ?

Le premier indice du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère est habituellement une soudaine fièvre de plus de 100.4ºC ou 38.0ºF. Les autres symptômes qui peuvent surgir sont : la migraine, des frissons, raideur musculaire.

Deux à sept jours après la manifestation des symptômes du SRAS, le patient peut développer une toux sèche. Cette dernière peut progresser à un point où une ventilation (aération) mécanique est nécessaire; cela arrive entre dix et vingt pour cent des cas.

Quelle est la période d'incubation pour les personnes infectées par le SRAS ?

La période d'incubation pour le SRAS est généralement entre deux et sept jours ; cependant, dans quelques rares cas, elle peut aller jusqu'à dix jours.

Comment le SRAS se transmet-il ?

Le SRAS se transmet quand une personne infectée éternue ou tousse en présence d'une autre personne saine qui aspire les gouttelettes disséminées dans l'air. Il existe une possibilité pour que le SRAS se transmette généralement à travers l'air ou des objets contaminés. Il n'est pas évident de savoir dans combien de temps une personne contaminée devient contagieuse.

Quel est le traitement du SRAS ?

Le centre pour le contrôle des maladies à Atlanta recommande que les patients victimes du SRAS reçoivent les mêmes traitements que celles qui sont infectées par des virus ayant des similitudes avec le SRAS. Plusieurs médicaments ont été utilisés pour les patients souffrant du SRAS. Mais jusqu'à présent, on ne connaît pas le régime le plus efficace, si tant est qu'il en existe un. Des antibiotiques et des anti-viraux, comme l'Oseltamivir ou le Ribavirin, ainsi que d'autres anti-microbes ont été utilisés pour traiter les patients atteints du SRAS.

Extrait de www.womenshealth.about.com, et l'OMS