23 Avril,  2002

April 23, 2002

23 Avril,   2002

Vol. 21 No. 06
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L'ambassadeur de Cuba en Haïti, Rolando Gomez Gonzalez, au cours d'une conférence de presse au siège de la représentation cubaine pour informer le public haïtien des menaces de l'administration nord-américaine contre le peuple cubain...
Le jeudi 17 avril 2003, l'ambassadeur de Cuba en Haïti, Rolando Gomez Gonzalez, présentait une conférence de presse au siège de la représentation cubaine pour informer le public haïtien des menaces de l'administration nord-américaine contre son pays.

Le diplomate faisait état de l'intensification des menées subversives, depuis les sept derniers mois, patronnées par la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane dirigée par James Cason, ce qui s'est traduit entre autres en des incitations à effectuer des détournements d'avions et d'embarcations. Il indiquait ainsi que le diplomate James Cason profite de son statut à Cuba pour financer des groupes tout en leur fournissant des moyens financiers et matériels nécessaires pour se consacrer à des activités contre-révolutionnaires. D'après l'ambassadeur Gonzalez les derniers actes de terrorisme enregistrés à Cuba résultent de la politique d'hostilité des Etats-Unis pour, disait-il, «provoquer le chaos et la déstabilisation afin de pouvoir agir contre mon pays... » Il faisait appel en conséquence à la solidarité internationale en vue de contrecarrer le projet impérialiste de George W. Bush qui, depuis son ascension au pouvoir, grâce aux fraudes réalisées en sa faveur par la camarilla anti-cubaine de Floride, s'applique par toutes sortes de tractations à créer la dissidence à Cuba dans le but de renverser la Révolution: ...«Face à de telles menaces, il importe d'entretenir une solidarité internationale entre tous les peuples du monde. Au niveau de Cuba, nous comptons sur les masses du monde entier.» Cependant, poursuivait-il , « il existe malheureusement des gouvernements, trahissant leur population, pour se plier à la volonté des Etats-Unis et qui ont même épousé la cause de ces derniers».

En l'occurrence, le diplomate faisait référence à l'introduction à la Commission des droits de l'Homme de l'ONU à Genève lors de sa cinquante neuvième session annuelle tenue tout récemment, de résolutions prises de toute évidence sous la dictée des Etats-Unis par certains pays de l'Amérique latine dont le Pérou, l'Uruguay et le Costa-Rica, résolutions dans lesquelles ces derniers réclamaient des sanctions contre Cuba pour avoir appliqué la peine de mort contre les terroristes, en l'occurrence Lorrenzo Enrique Copello Castillo, Barbaro Leodán Sevilla García et Jorge Luis Martinez Isaac qui avaient pris en otage les passagers d'un ferry effectuant le trajet entre les deux rives du port de La Havane, pour se rendre aux Etats-Unis.

Cependant cette tentative de George W Bush et de ses complices a été mise à l'échec, car majoritairement les autres représentants à la CDH ont rejeté notamment la proposition d'amendement présentée par le Costa-Rica, reconnaissant ainsi le droit souverain de Cuba à se défendre en se servant des lois et des institutions légales en vigueur sur son sol. D'ailleurs Rolando Gomez Gonzalez déclarait, concernant les dernières décisions judiciaires appliquées contre les mercenaires à Cuba: «Si cette politique d'hostilité visant à encourager le terrorisme à travers des actes de sabotage, dont des détournements de navire, résultat de la Loi d'ajustement contre Cuba, ne persistait pas, nous n'aurions pas eu à appliquer des mesures aussi drastiques.»

En outre, signalait l'ambassadeur cubain, la prétendue question de violations des droits humains a été mise sur le tapis à Genève pour servir de prétexte à un renforcement du blocus économique imposé à Cuba depuis plus de quarante ans. D'après un article du New York Times du 17 avril 2003, le président George W. Bush s'apprête à prendre de nouvelles mesures contre Cuba, mesures qui consisteraient entre autres à suspendre une fois de plus des envois d'argent d'expatriés cubains à des proches à Cuba, et il aurait également envisagé de suspendre les vols directs des Etats-Unis vers ce pays.

De fait, l'administration nord-américaine dans sa volonté d'étendre son hégémonie à l'échelle mondiale et de pousser les pays qui osent lui résister comme Cuba à plier l'échine, entreprend une vaste campagne de déstabilisation dans ces pays pour justifier par la suite une intervention militaire telle que celle réalisée contre l'Irak récemment.

A l'issue de la conférence, Rolando Gomez Gonzalez s'est adressé au peuple haïtien en ces termes: «Nous attendons du peuple haïtien qu'il prenne connaissance de la réalité cubaine, de ce qui s'y passe. Qu'il ne se laisse pas piéger par les moyens de presse extérieurs... En tant que deux peuples frères, Haïti et Cuba, nous ne devons pas rester indifférents face à cette conjoncture.»