2 Avril,  2002

April 2, 2002

2 Avril,   2002

Vol. 21 No. 03
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De gauche à droite Himmler Rébu, Claire Lydie Parent et Evans Paul, les éléments de la coalition macouto-bourgeoise avaient organisé un prétendu colloque baptisé : Quelle constitution pour quel pays?
Se servant du seizième anniversaire de la Constitution de 1987, les éléments de la coalition macouto-bourgeoise s'étaient donné rendez-vous au Cap-Haïtien les 29 et 30 mars à l'appel de l'Initiative Citoyenne (IC) pour continuer à exiger le départ des autorités constitutionnelles conformément à leur stratégie jusqu'au-boutiste.

Dans la matinée du 29 mars, faisant complètement fi de leurs nombreuses violations de cette Constitution dans leur lutte pour le pouvoir, ces individus avaient organisé un prétendu colloque baptisé "Quelle constitution pour quel pays?", qui n'était en réalité qu'un espace de plus pour ces politicards opportunistes, dont Evans Paul de la KID / Convergence, Reynold Georges de l'ALLAH, Marie Denise Claude du PDCH, de lancer des propos creux et orduriers contre la personne du chef de l'Etat, étant dans l'impossibilité d'alimenter un débat sérieux sur ce thème.

Le lendemain, soit le dimanche 30 mars, les organisateurs de ces activités réalisées sous la dénomination "week-end de libération" allaient procéder à la mise en branle d'une manifestation sur un terrain de football de la ville. En dépit de la multiplicité des groupements politiques et organisations, dont les 184, qui avaient été mobilisés pour organiser ce mouvement, il n'y avait que quatre mille personnes, selon des chiffres avancés par l'Agence haïtienne de presse (AHP), à gagner les rues à cette occasion. Plusieurs agents de la Police les ont accompagnés durant tout le parcours alors qu ils lançaient en toute liberté des propos hostiles à l'encontre du président élu de la République, exigeant son départ du pouvoir.

Pourtant, une bonne majorité des médias, se disant indépendants quoique ouvertement acquis à la cause des secteurs réactionnaires du pays, se sont honteusement versés dans la propagande en évaluant démesurément le nombre de participants. En ce sens, on ne peut que relater l'excès de zèle affiché par Le Nouvelliste qui a cru devoir estimer à plus de vingt mille la participation à cette marche. Ce constat n'est pas différent pour beaucoup de médias de la capitale qui avaient pourtant pratiquement boycotté la grande marche organisée par le Parti populaire national (PPN) le jeudi 27 mars ainsi que son 5e Congrès national des 28, 29 et 30 mars 2003 où plusieurs milliers de paysans en provenance de diverses régions du pays avaient pris part. Il faut donc croire que ces médias comme Radio Métropole, Télé Haïti, Radio Kisqueya, etc., qui se disent "indépendants" ont manifestement et définitivement choisi de se mettre du côté des bourreaux traditionnels du peuple haïtien.

En réaction à ces activités réalisées par ces vendus de l'"opposition", quelques milliers de partisans du régime Lavalas ont investi à leur tour les rues du Cap-Haïtien le lundi 31 mars pour signifier leur attachement au président de la République. Ces manifestants, qui avaient à leur tête le directeur général du ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Bell Angelot et le député du Cap James Desrosin, ont plaidé en faveur de l'organisation d'élections législatives et locales anticipées au cours de cette année, tout en exigeant le respect du mandat de cinq ans du chef de l'Etat. " Hier, l'opposition avait gagné les rues sans aucun problème; la Police peut aussi assurer pleinement la sécurité pour aller aux élections " a fait remarquer le sénateur du Nord, Martineau Guerrier, lui aussi présent à la marche.

De toute évidence, la coalition macouto-bourgeoise, soutenue par une importante frange de la presse privée, se montre de plus en plus déterminée à en arriver à son option zéro, surtout avec l'appui renouvelé des Etats-Unis à travers leur représentant Otto Reich. Au tour donc du peuple haïtien de s'affirmer afin de pouvoir contrer les menées subversives de ses ennemis et de leurs patrons.