12 Mars,  2002

March 12, 2002

12 Mas,   2002

Vol. 20 No. 52
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Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Lavalas Joseph Philippe Antonio.

Après la publication dans la revue canadienne Actualité de l'article «Haïti: mise en tutelle par l'ONU?» du journaliste Michel Vastel rendant compte d'une rencontre secrète organisée à Ottawa à l'initiative du secrétaire d'Etat canadien pour l'Amérique latine, l'Afrique et la Francophonie, Denis Paradis, et de hauts fonctionnaires de quelques pays du groupe dit des «amis d'Haïti», au cours de laquelle un projet de mise sous tutelle du pays aura été débattu, le gouvernement Lavalas a officiellement réagi.

En effet, dans une note de presse datée du 6 mars, le ministère des Affaires étrangères informait que l'ambassadeur du Canada, Kenneth Murray Cook, était convoqué le même jour par le ministre Joseph Philippe Antonio.

À la précarité de la situation économique du pays voulue par la «communauté internationale» s'ajoute l'agitation des groupuscules liés à l'opposition pour atteindre son objectif de déstabilisation du gouvernement constitutionnel.

En effet, les ingérences étrangères, les actions des commandos armés et les activités de la «société civile» continuent à se relayer pour maintenir un état d'instabilité. Loin de s'avouer vaincus, les déstabilisateurs professionnels font assaut d'imagination pour mériter leurs gages.


Carline Simon dirigeante de l'organisation Fanm Solèy Leve au cours de la manifestation organisée prétendument pour dénoncer la cherté de la vie.