
Le ministre de la Justice, Calixte Délatour, tout en maintenant sa décision de mettre en disponibilité le juge Agnant, a indiqué qu'il n'aurait jamais été question d'assignation à résidence.
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Le milieu
judiciaire est en ébullition depuis le lundi 10 février dernier suite
à la décision du ministre de la Justice et de la Sécurité publique,
Calixte Delatour, de mette en disponibilité et en résidence surveillée
le juge d'instruction Pierre Josiard Agnant qu'il accuse d'avoir agi
avec trop de légèreté dans la libération d'un présumé trafiquant de
drogue, Jean Salim Berthony. Ce dernier avait été arrêté le 21 juillet
2002 sous l'accusation de possession de 58 kg de cocaïne.
Le juge Agnant qui a reconnu avoir rendu un jugement favorable à la mise en liberté du présumé trafiquant alors qu'il présidait le tribunal criminel sans assistance de jury au mois de janvier dernier, a justifié sa décision par le fait, selon lui, que le ministère public, représenté à cette occasion par Me Péguy Mondésir, ne disposait pas de preuves pour convaincre le tribunal de la culpabilité de l'accusé.
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