19 Fevrier,  2002

February 19, 2002

19 Fevrye,   2002

Vol. 20 No. 49

Le ministre de la Justice, Calixte Délatour, tout en maintenant sa décision de mettre en disponibilité le juge Agnant, a indiqué qu'il n'aurait jamais été question d'assignation à résidence.
Le milieu judiciaire est en ébullition depuis le lundi 10 février dernier suite à la décision du ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Calixte Delatour, de mette en disponibilité et en résidence surveillée le juge d'instruction Pierre Josiard Agnant qu'il accuse d'avoir agi avec trop de légèreté dans la libération d'un présumé trafiquant de drogue, Jean Salim Berthony. Ce dernier avait été arrêté le 21 juillet 2002 sous l'accusation de possession de 58 kg de cocaïne.

Le juge Agnant qui a reconnu avoir rendu un jugement favorable à la mise en liberté du présumé trafiquant alors qu'il présidait le tribunal criminel sans assistance de jury au mois de janvier dernier, a justifié sa décision par le fait, selon lui, que le ministère public, représenté à cette occasion par Me Péguy Mondésir, ne disposait pas de preuves pour convaincre le tribunal de la culpabilité de l'accusé.

La dépréciation inquiétante de la gourde par rapport au dollar US donnait lieu le 12 février à une rencontre à l'hôtel Visa Lodge, à Port-au-Prince, entre le ministre de l'Economie et des Finances Gustave Faubert, le président de la Banque centrale Vénel Joseph et une délégation de l'Association professionnelle des banques (APB). Selon Vénel Joseph, les discussions s'étaient déroulées notamment autour de la politique monétaire du gouvernement et le déficit budgétaire qui en quatre mois d'exercice fiscal 2002 / 2003 aurait atteint 1,8 milliard de gourdes.


Les produits de première nécessité, dont la plupart sont importés, sont à la hausse. Le 14 février dernier, il fallait cinquante-deux gourdes pour un dollar US...