8 Janvier,  2002

January 8, 2002

8 Janvye,   2002

Vol. 20 No. 43

La police est comme la société, il y a des bons et des méchants. Un argument passe-partout mais qui n'en est pas moins un sophisme du plus mauvais goût.
Les attaques à main armée, les vols, les guerres de gangs, les assassinats crapuleux pour des motifs multiples, y compris la déstabilisation du gouvernement, etc., la population haïtienne connaît tout cela depuis plusieurs années sans que les autorités arrivent vraiment à faire diminuer effectivement l'incidence de ces crimes qui reprennent d'intensité au gré des circonstances et à la faveur de l'impunité. Une impunité d'autant plus forte que bien souvent, loin de mener enquête pour trouver le coupable du délit ou d'un meurtre, la police essayait plutôt d'en décharger la responsabilité sur la victime elle-même.

Le 1er janvier 2003, le président de la République, Jean Bertrand Aristide, s'est rendu aux Gonaïves pour prendre part à la traditionnelle cérémonie de commémoration de l'anniversaire de l'Indépendance conquise par l'armée indigène contre les troupes de Napoléon Bonaparte il y a 199 ans.

Accompagné de son épouse, de quelques membres du corps diplomatique, y compris le nonce apostolique Luigi Bonazzi, et de plusieurs hauts dignitaires du gouvernement, le chef de l'Etat, après avoir suivi le Te Deum à la cathédrale de la ville, s'est dirigé vers la Place d'armes de la Cité de l'Indépendance où une foule de plusieurs milliers de personnes l'attendait.


De gauche à droite Aristide et le premier ministre Neptune aux Gonaïves pour prendre part à la traditionnelle cérémonie de commémoration de l'anniversaire de l'Indépendance...