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La 'communauté internationale' à la rescousse...
La première journée de classe, le mardi 7 janvier 2003, après les vacances de fin d'année 2003, aura été une journée perdue pour étudiants et élèves. La grève lancée par quelques syndicats, principalement ceux du transport public pour protester contre l'augmentation du prix du carburant, aura forcé la grande majorité des gens à rester à la maison. Une grève plutôt hâtive, étant donné que le prix du carburant est déjà subventionné par l'État et que la hausse sur le marché international ne pouvait que se répercuter dans le pays. Ces syndicats auront-ils voulu profiter de la situation politique pour accentuer davantage les difficultés gouvernementales' Il faut dire aussi que le gouvernement ne s'était d'ailleurs point donnné la peine de fournir des explications à la population, comme si tout le monde devait être au courant. De même que les responsables gouvernementaux n'avaient point tenu compte de la situation au Venezuela pour tenter de trouver ailleurs l''pprovisionnement en pétrole pour éviter la rareté de ces produits qui a régné durant les derniers jours de l'année. Là non plus aucune instance de l'État n'aura effectivement fourni les informations adéquates à la population. D'autant plus que l'augmentation du prix des produits pétroliers va faire boule de neige et qu'il s'en suivra nécessairement une augmentation des produits à la consommation. Qui en a tenu compte au gouvernement' Ce sera encore l'improvisation, et des difficultés que ladite 'opposition' se dépêchera d'exploiter. Car c'est uniquement ce rôle que se sont assignés ces individus regroupés principalement au sein de la Convergence Démocratique, celui de souhaiter ou de provoquer le chaos aux dépens de la population.
Cette 'opposition', comme on se plaît à appeler ces politiciens de sac et de corde, n'a point connu de trêve dans son acharnement à vouloir déstabiliser par tous les moyens le pays. Et depuis bien avant les fêtes de fin d'année, '184 organisations' censées représenter '12 secteurs vitaux du pays' avaient donné au gouvernement Aristide/Neptune 'un délai jusqu'au 15 janvier pour commencer à satisfaire' plusieurs 'revendications' qui ne font d'ailleurs reprendre autant d'éléments contenus dans la résolution 822 de l'OEA, tout en y ajoutant les 'revendications' de cette même opposition macouto/bourgeoise (voir Haïti-Progrès vol 20 #42, 1 au 7 janvier 2003). À cette date du 15 janvier, il n'est point précisé ce que comptent faire ces 184 organisations. Mais on sait bien que leur action s'inscrit dans la même ligne de l'opposition au point que la majorité des membres de l'une ou de l'autre fait partie des deux groupes!
En ce sens, c'est-à-dire concernant leurs 'revendications', le secrétaire d'État à la Communication Mario Dupuy a fait remarquer: que 'le processus des réparations envers les partis politiques, dans le cadre des événements du 17 décembre 2001, c'est un processus qui est pratiquement bouclé... En ce qui concerne le désarmement, nous ne cesserons pas de le dire, tout le monde sait que le désarmement n'est pas quelque chose de simple ', on ne peut pas le faire au petit bonheur pa... Donc c'est ce qui a amené le gouvernement, qui en est vraiment conscient, à faire une demande d'assistance technique auprès de l'OEA...' (Haïti Inter, 4-01-03). À ce titre-là, donc l'opposition ne devrait pas se plaindre puisque le gouvernement aussi bien compte sur l'OEA pour satisfaire cette 'revendication'.
Pourtant sur ce dernier point, comme il nous est arrivé en maintes fois de le répéter dans ces pages, cette Résolution 822 est une corde au cou du gouvernement, parce que, comme elle ne s'en cache même plus, l''opposition macouto/bourgeoise n'a que faire ni des négociations ni des élections, son objectif a toujours été et reste 'l'option zéro'. Les élections ne l'intéressent pas évidemment puisqu'elle n'attire point les électeurs.
En ce sens, l'ambassadeur nord-américain ne se gêne point pour montrer de quel côté penchent ses sympathies, et Brian Dean Curran disait: 'Le gouvernement des États-Unis est déçu sur l'absence de progrès jusqu'à présent concernant la Résolution 822, nous sommes déçu... pour les réparations..., déçus du fait que le gouvernement n'ait pas encore vraiment réussi à créer des conditions de sécurité qui pourraient faciliter un dialogue national, qui pourrait faciliter la création du CEP, et déçu de ce que le CEP n'ait pas été formé...' (Haïti Inter, 3-01-03). Une déception donc sur toute la ligne de la part de l'ambassadeur de Washington qui ne cherche en fait qu'à appuyer une opposition créée à sa ressemblance! Pae ailleurs pas un mot de sa part sur les groupess armés de déstabilisation opérant à partir de la République dominicaine en flagrante violation du Droit international. L'ambassadeur canadien Kenneth Cook s'est même enhardi pour se montrer encore plus arrogant que son 'guide' états-unien en déclarant que le gouvernement haïtien devrait relire la Résolution 822!
Malgré cela et en dépit de son appréhension du danger, le président Jean-Bertrand Aristide semble toujours vouloir croire que les choses peuvent s'arranger en vue de l'organisation d'élections en 2003. 'L'Année 2003, c'est une année électorale. En conséquence: elections, oui; coup d'État, non... N'attendez pas trop avant de vous faire représenter au CEP...' a-t-il déclaré dans son discours aux Gonaïves le 1er janvier.
Et pour couronner cette énième offensive contre le régime Lavalas, c'est le député républicain Jim Kolbe qui, après 48 heures passées dans le pays, a prétendu le 6 janvier: 'Le gouvernement des Etats-Unis n'a aucunement imposé de sanctions contre Haïti. Les Institutions financières internationales ont leurs propres critères qu'elles doivent respecter avant de fournir de l'aide... Quant à la Résolution 822, le gouvernement des États-Unis a toujours l'intention de satisfaire ses obligations... Mais, il est très important pour moi de dire que la responsabilité première pour l'application de la 822 est entre les mains du gouvernement haïtien.' Se montrant encore plus cynique, car connaissant bien les contraintes de la Résolution 822, Kolbe en venait là où il voulait arriver: 'Ce n'est pas réaliste de parler d'élections jusqu'à ce qu'un climat de sécurité existe dans le pays...'
Autant d'autres preuves pour montrer à quel point la 'communauté internationale' soutient la déstabilisation en apportant de l'eau au moulin de ladite opposition au moment où celle-ci se trouverait à bout de ressources'
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