25 Decembre, 2002

December 25, 2002

25 Desanm, 2002

Vol. 20 No. 41
Le 18 décembre dernier prenait l'avion à destination de la République dominicaine une fournée de conspirateurs qui, à la convocation et aux frais de l'Institut républicain international, s'en allait finaliser leur plan de déstabilisation. Ils étaient une cinquantaine dont la liste suit: Paul Denis, Youri Michel, Ernst Louis, Raymond Désulmé, Jessy Robert, Gérard Mathieu Junior, Hervé Saintilus (FEUH), Borgela Pierre, Jude Marie Joseph, Calixte Antoine, Junior Virgile, Frandley Denis Julien (Initiative Citoyenne), Saül Gauthier (Initiative Citoyenne), Manel Régis Louis, Pierre Richard Grandjean, Jackson Sylvestre, Victor Benoît (Conacom), Pradel Rosemond (Conacom), Serge Gilles (Panpra), Gérard Pierre-Charles (1), Evans Paul (alyas K-Plim), Hubert De Ronceray (MDN), Luc Mézadieu (Mochrenah), Patrick Numa, Hans Tipenhauer, Garry Camille, Bruno Edgard, Francisco Alcide (KID), Ronald Joseph, Clark Parent (Pademh/UI), René Julien (Union Patriotique de Leslie Manigat/Amicale des juristes), Pierre Robert Auguste (IC des Gonaïves), Alphonse Fabien, Amos André (IC), Ketley Julien (Conacom), Caroline Étienne, Castel Moïse, Camille Luma, Anel Henry, André Brutus (Panpra), Yves Duval, Joseph Laurius, Jean Salibon, Philippe Oriol, Davidson Audain, Marie Raymond Mathurin, Colette Teleira, Joseph Fritz, Jean Gary Gauthier (IC).

Évidemment dans cette liste quelques uns n'auront pas fait le voyage, tel (1) Gérard Pierre-Charles, chef de l'OPL et membre du directoire de la Convergence qui avait préféré rester sur place sans doute pour maintenir la permanence. Ainsi que Chavannes Jean-Baptiste non plus qui a déjà sa propre mission (voir l'article à son sujet à la page 4), etc. D'autres comploteurs et conspiratrices de la bourgeoisie préféraient aussi ne pas s'afficher publiquement et poursuivaient aussi entre-temps le recrutement avec de fortes pressions et des «promesses» à des groupes et des individus dans la capitale haïtienne. Ils veulent quand même garder un pied dans chaque camp, car ils continuent à bénéficier de contrats du gouvernement Lavalas!

À Santo-Domingo tout était prêt pour ce rassemblement. Les y avaient précédés les émissaires de l'IRI, dont Stanley Lucas, ainsi que l'indécrottable lumpen-bourgeois Olivier Nadal et son porte-manteau l'ex-président du CEP Léon Manus. L'ex-ministre des Finances des Duvalier, le renommé pillard Frantz Merceron, qui fait prendre la parole à volonté à Jean-Claude Duvalier, il s'agit de Frantz Merceron s'était rendu auparavant dans ce pays pour conférer avec les duvaliéristes et macoutes résidant dans ce pays. Il est dit que Merceron fournirait aussi une partie des ressources pour la déstabilisation militaire. Depuis quelque temps, il a délaissé son appartement près de la Seine à Paris pour loger à Miami pour mieux conspirer avec ses complices. Samir Mourra et ses «ninjas» qui semaient la mort pendant le coup d'État en 1991 étaient aussi dans les parages.

Il est évident que cette brochette de terroristes bénéficie d'une large complicité des militaires dominicains pour la mise au point de leurs macabres projets. Face à cette situation préoccupante, le Parti populaire national (PPN), qui ne cesse de dénoncer le fait que la République dominicaine serve de base arrière à des anciens militaires et à des macoutes pour mijoter leurs complots contre la population haïtienne, a une nouvelle fois dénoncé ces assoiffés de pouvoir qui, selon son secrétaire général, Ben Dupuy, livrent une guerre de basse intensité aux masses déshéritées, comme il l'expliquait dans la déclaration du PPN en ces circonstances:

«Le Parti Populaire National (PPN) ne s'étonne pas qu'une cinquantaine d'apatrides aient pris l'avion le mercredi 18 décembre pour aller rencontrer des réactionnaires comme eux, tels Stanley Lucas, Olivier Nadal, Léon Manus, etc. L'IRI a acheté ces gens au même titre que Conzé avait vendu sa conscience aux américains en 1915.

Il y a longtemps que le PPN dénonce des complots qui sont tramés à partir de la République dominicaine contre Haïti. Sous le régime de Jean-Claude Duvalier, la bourgeoisie était aux anges ; c'est normal qu'elle soit aujourd'hui nostalgique du duvaliérisme et de l'armée macoute qui savaient mater les masses déshéritées à coups de Uzi. C'est une classe politique corrompue qui est toujours au service des classes dominantes et des colons. Aujourd'hui, ils tentent de refaire surface. C'est une alliance macouto-bourgeoise qui est en train de faire la lutte de classe et qui ne veut pas qu'on la nomme ainsi. Il faut appeler un chat par son nom.

C'est une guerre non déclarée qu'ils sont en train de livrer aux masses populaires ; une guerre de basse intensité. Ils veulent reprendre en Haïti les mêmes stratégies utilisées par la CIA au Nicaragua et au Honduras contre les Sandinistes durant les années 70. Ils utilisent la République dominicaine comme base arrière pour envoyer des terroristes macoutes semer la mort et la désolation dans le pays. Maintenant, ne sont-ils pas en train de rechercher une madame Chamorro?

Nous leur disons que ce plan ne réussira pas. Haïti n'est pas le Nicaragua!

«L'histoire se répète souvent: la première fois en tant que tragédie, la seconde fois en tant que farce.»

Les masques continuent à tomber. Tout le monde choisit désormais son camp. Certains médias qui se disent indépendants sont devenus partisans sinon complices. Une personne avertie en vaut deux.»