31 Juillet, 2002

July 31,2002

31 Jiyè, 2002

Vol. 20 No. 20

L'ambassadeur Roger Noriega des Etats-Unis auprès de l'OEA, se veut une fin de non-recevoir aux conditions exigées par la Convergence pour accepter l'accord initial avec le gouvernement Lavalas.
Après les remous occasionnés par la publication de leur récente contre-proposition à la révision du projet d'«accord initial» présenté aux protagonistes de la «crise», le 12 juin dernier, par le secrétaire général adjoint de l'OEA, Luigi Einaudi, les dirigeants de la Convergence ont cru bon de justifier leur nouvelle position dans le cadre de ces négociations vieilles maintenant de près de deux années: «L'objectif principal de la Convergence est de créer les conditions appropriées à la réalisation de bonnes élections dans le pays, passage obligé pour l'institutionnalisation de la démocratie, le respect des droits de l'homme, la promotion du progrès économique et social, la bonne gouvernance et la transparence», tel a été le discours tenu par Victor Benoît au cours d'une conférence de presse de la Convergence, le 25 juillet.
La mobilisation pour exiger la libération les travailleurs lâchement et arbitrairement arrêtés par le régime Lavalas le 27 mai dernier se poursuit. Que ce soit à l'intérieur du pays qu'à l'étranger, les organisations syndicales et de défense des droits humains ne cessent de réclamer l'élargissement, sans délai et sans conditions, de ces neuf personnes, - trois chauffeurs et six membres de l'Intersyndicale Premier Mai/Batay Ouvriye, arrêtées à Guacimal puis transférées par hélicoptère à Port-au-Prince, en dehors de toutes considérations légales. Pour tenter de «justifier» cette forfaiture, le secrétaire d'Etat à la Communication, Mario Dupuy, avait qualifié les victimes de «terroristes» et de «bandits lourdement armés». Rappelons également que deux journalistes, Darwin St-Julien du journal Haïti-Progrès et Allan Deshommes de Radio Atlantique, avaient été arrêtés puis relaxés quelques jours après suite à un vaste mouvement de protestation de la presse haïtienne et des organisations de droits humains d'ici et d'ailleurs.

Le secrétaire d'Etat à la Communication, Mario Dupuy, avait qualifié les victimes de «terroristes» et de «bandits lourdement armés»...