24 Juillet, 2002

July 24,2002

24 Jiyè, 2002

Vol. 20 No. 19

Cette acceptation par les autorités Lavalas élucide la raison pour laquelle la pression est désormais tournée vers la Convergence
Après avoir laissé la capitale haïtienne le mercredi 10 juillet sans être parvenu à réunir à la table des négociations les deux protagonistes de la «crise», le pouvoir Lavalas et la Convergence, le secrétaire général adjoint de l'OEA a reçu, tel qu'il en avait fait la demande à ses protégés, leurs réponses respectives concernant le projet d' «accord initial de sortie de crise» élaboré antérieurement par ses services.
Les tractations entourant un éventuel règlement de la «crise» n'ont point nuit au projet de visite à Taiwan du président Aristide. Bien au contraire ce voyage s'inscrirait même dans le prolongement de l'application du plan néo-libéral en Haïti. Rien n'aura d'ailleurs été négligé, et c'est avec une imposante délégation que Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse, quittait le pays, en direction du continent asiatique le dimanche 14 juillet pour une visite officielle de six jours. Le communiqué du bureau de presse de la Présidence émis ce jour-là tendrait plutôt à noyer le poisson dans des termes choisis:«Le renforcement de la coopération entre les deux pays sera au centre des entretiens prévus entre les deux chefs d'Etat. Le développement de rapports accrus entre les deux secteurs privés bénéficiera d'une attention similaire à celle de la coopération entre les secteurs publics haïtien et taiwanais. Voilà pourquoi, le président de la République s'est fait accompagner d'une imposante délégation d'entrepreneurs haïtiens afin de voir comment amorcer les activités concrètes dans ce domaine». Il fallait bien trouver une raison pour expliquer la présence de tant de courtiers!

Le président taiwanais Chen Shui-Bian (à droite) et le président haïtien Jean-Bertrand Aristide (à gauche) en train de passer en revue la garde d'honneur à Taipei...