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Place d'Italie: début de la marche du 1er mai 2002...
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Au cours d'une conférence de presse le lundi 6 mai, le Parti populaire nationale (PPN) a présenté un compte rendu de la manifestation organisé le 1er mai à travers les rues de Port-au-Prince où près de cinq mille paysans (voir pages centrales), provenant de diverses régions du pays, ont pris part. C'était aussi l'occasion pour le PPN d'annoncer la poursuite de la mobilisation dans toutes les communes du pays. Des images de cette manifestation du 1er mai sur vidéocassette ont été projetées à l'intention des journalistes pour que l'opinion publique soit informée sur l'ampleur et l'effectif réel de cette marche, puisque «une certaine presse» avait fait mention de seulement quelques centaines de personnes.
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| La célébration de la Fête du travail et de l'agriculture, le 1er mai, a permis de mettre en relief, cette année, diverses préoccupations étroitement liées à la situation de la terre, les conditions de vie des paysans, la politique agraire et la production nationale.
Aucune activité spéciale n'avait été annoncée officiellement, sinon, la traditionnelle foire dite gastronomique organisée au Champ-de-Mars par le ministère de l'Agriculture et dont l'ouverture officielle était faite par le Premier ministre Yvon Neptune qui a dans son discours exposé le concept «métaphysique» d'«alfa-économique».
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Chaque année, c'est le même spectacle et le même discours, et ces mêmes produits sont exposés en référence à une prétendue production nationale tandis que le gouvernement applique une politique d'importation libre défavorable à l'agriculture nationale et s'apprête en outre à liquider des terres fertiles dans le nord-est du pays...
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| Les journalistes face au pouvoir et face à...eux-mêmes!
Au cours de l'année 1993, l'Organisation des Nations unies pour l'Education, l'Art et la Culture (UNESCO) avait retenu la date du 3 mai pour fêter la Journée internationale de la presse. Neuf ans plus tard, il est un fait indéniable que la question de la liberté de la presse en Haïti connaît de sérieuses embûches face notamment à l'intolérance grandissante du pouvoir Lavalas. Pendant ces deux dernières années, les événements qui se sont succédé - les assassinats de Jean Dominique et Brignol Lindor respectivement le 3 avril 2000 et le 3 décembre 2001 et les nombreuses menaces proférées contre des journalistes, surtout par des membres de dites organisations populaires (OP) proches du pouvoir - font craindre que la presse ne soit à nouveau bâillonnée à l'avenir. Il est évident que cette éventualité a de quoi inquiéter dans cette situation où la liberté de parole est l'une des seules conquêtes qui résiste encore depuis le départ des Duvalier.
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Pages du milieu:
ler Mai: grande manifestation du Parti populaire national (PPN) à Port-au Prince
En bref:
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