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Funérailles du député Durogène

Les funérailles du député Marc André Durogène, assassiné le 17 février dernier, ont été chantées le mardi 26 février. La dépouille du défunt a été exposée, dès 6 heures du matin, dans la salle des séances de la Chambre basse du Parlement, en présence de sa famille et de quelques officiels, tels que le Premier ministre démissionnaire Jean-Marie Chérestal, les présidents de la Chambre des députés et du Sénat, etc. La cérémonie a débuté avec les allocutions de circonstance du président par intérim de la Chambre des députés et du député de l'Anse-Rouge, respectivement Félito Dorand et Yvon Douceur.

Le cortège funèbre s'est ensuite rendu à la cathédrale de Port-au-Prince où devait se dérouler la cérémonie religieuse en présence du président de la République accompagné de son épouse, de quelques autres personnalités telles que l'ambassadeur nord-américain Brian Dean Curran, du représentant du secrétaire général de l'OEA, M Sergio Romero Cuevas, etc. L'évêque coadjuteur de Port-au-Prince Mgr Serge Miot, dans son homélie, a dénoncé l'insécurité sous toutes ses formes, surtout à Cité Soleil, et a demandé que la police puisse faire son travail pour sécuriser la population.

Les restes du député Marc André Durogène ont été ensuite emmenés aux Gonaïves, dans sa circonscription, pour y être inhumées.
 

Les policiers sur la sellette
L'assassinat du parlementaire Marc André Durogène aurait porté ses collègues à vouloir questionner l'impuissance de la police face à l'insécurité. Pour le sénateur Médard Joseph, un élu de l'Artibonite comme le défunt:«Pour qu'il y ait la paix, il faut que les responsables accompagnent la police et la justice pour renforcer le processus du désarmement.» Tant mieux s'il y repense maintenant, mais depuis le retour du président constitutionnel en 1994, ce désarmement à l'époque volontairement négligé par les troupes d'intervention de Washington n'avait pas non plus retenu l'attention des élus jusqu'à ce jour malgré les constantes réclamations à ce sujet par la population. 

Les parlementaires, particulièrement les députés, contestent pour leur part le comportement à différents niveaux et il semble se développer une certaine animosité, d'autant plus que deux ou trois d'entre eux disent avoir été l'objet d'agression caractérisée de la part d'agents de la circulation. En outre, certains indices porteraient à croire que l'un des bandits à faire feu sur le député Durogène serait un policier. Et pour comble, la Direction générale de la police n'aurait trouvé d'autres prétextes pour ne pas répondre à la convocation de la Chambre basse que le fait qu'elle n'avait pas reçu une lettre formelle à cette fin ou que cette invitation serait arrivée trop tard!
 

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